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Le président Donald Trump s'adressera ce mercredi à la nation américaine à 21h heure de l'est pour fournir ce que la Maison Blanche a qualifié de mise à jour importante sur l'Iran.
L'annonce a été faite hier par la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, via son compte officiel sur X : "À écouter : demain soir à 21h, heure de l'Est, le président Trump prononcera un discours à la nation pour fournir une mise à jour importante sur l'Iran."
Le discours intervient à un moment de haute tension diplomatique et militaire, cinq jours avant l'expiration de la pause dans les attaques américaines contre les infrastructures énergétiques iraniennes, qui est prévue pour le 6 avril.
Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël exécutent conjointement l'Opération Fureur Épique, qui a attaqué plus de 5 000 cibles en Iran, y compris des installations nucléaires, des systèmes de défense aérienne et des infrastructures militaires.
Trump a autorisé l'opération le 27 février alors qu'il voyageait à bord de l'Air Force One. Dans les premiers jours du conflit, le leader suprême Ali Jamenei est mort, et Trump a déclaré que tout le commandement militaire de l'Iran est décédé.
Depuis lors, le président a alterné entre une pression militaire extrême et des signes diplomatiques. Le 27 mars a prolongé la pause dans les attaques contre les installations énergétiques de dix jours supplémentaires, affirmant que les discussions "se déroulent très bien".
Le 30 mars, Trump a déclaré que l'Iran avait déjà cédé sur la majorité des demandes du plan en 15 points présenté par Washington, qui exige le démantèlement total du programme nucléaire, l'arrêt de l'enrichissement d'uranium et la fin du soutien aux groupes alliés dans la région.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a confirmé hier que les conversations de paix avec l'Iran sont très réelles et sont "en cours", les décrivant comme "gagnant en force".
Cependant, l'Iran adopte une position contradictoire : Téhéran a admis examiner les points américains par l'intermédiaire de médiateurs, mais son armée a publiquement nié tout accord, et Ali Shamkhani, conseiller du défunt Jamenei, a qualifié de "fantaisie" le contrôle que Trump entend exercer sur le programme nucléaire iranien.
Aussi hier, la Chine et le Pakistan ont proposé un plan en cinq points pour freiner le conflit, avec le Pakistan coordonnant avec la Turquie, l'Arabie Saoudite et l'Égypte en tant que médiateurs supplémentaires.
Le discours de ce soir pourrait annoncer un accord de paix, une reprise des attaques ou un nouveau délai diplomatique, dans ce qui semble être l'un des moments les plus décisifs du conflit depuis son début.
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