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Le président Donald Trump a publié ce mardi sur Truth Social un message percutant dans lequel il avertissait que toute une civilisation pourrait mourir ce soir, faisant référence directement à l'Iran, alors que son quatrième ultimatum lancé à l'Iran depuis le 21 mars arrivait à échéance.
Le message, publié à 12h06 (heure de l'Est), coïncide avec le délai fixé pour 20h00 ce mardi.
"Une civilisation entière mourra ce soir, pour ne jamais revenir à l'existence. Je ne veux pas que cela se produise, mais cela arrivera probablement", a écrit Trump sur le réseau social.
Dans le même texte, le dirigeant a évoqué un "Changement de Régime Complet et Total" comme issue possible, et a suggéré que "quelque chose de révolutionnairement merveilleux" pourrait se produire si prévalent "des esprits différents, plus intelligents et moins radicalisés".
"47 ans d'extorsion, de corruption et de mort prendront enfin fin. Que Dieu bénisse de grand peuple d'Iran !" a conclu Trump, en faisant référence directement à la République islamique fondée en 1979.
Le message marque le point rhétorique le plus extrême d'une escalade militaire sans précédent entre Washington et Téhéran, commencée le 28 février avec l'Opération Fureur Épique, offensive conjointe des États-Unis et d'Israël qui a détruit plus de 90 % de la capacité militaire iranienne et 95 % de ses drones, en plus de décimer sa marine et son aviation.
Lors de l'opération, le leader suprême Ali Khamenei a été éliminé le 1er mars, ainsi que 49 hauts fonctionnaires et chefs militaires. Son fils Mojtaba Jamenei a été désigné nouveau leader suprême le 8 mars, mais a été blessé lors de la même offensive.
L'Iran a répondu en fermant le détroit d'Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial, ce qui a fait grimper le prix du brut Brent au-dessus de 110 dollars le baril.
Les négociations ont avancé de manière fragmentée par l’intermédiaire de médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs. Le 6 avril, Téhéran a envoyé une contre-proposition en dix points exigeant la fin permanente des hostilités, un protocole de passage par Ormuz, la levée totale des sanctions et des fonds pour la reconstruction.
Le porte-parole iranien Ismail Bagaei a rejeté ce même jour de négocier sous des ultimatums ou des menaces, tandis que l'envoyé américain Steve Witkoff maintenait un contact direct avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abás Araqchí.
Trump avait averti le 6 avril que mardi sera le Jour des Centrales Électriques et le Jour des Ponts, menaçant de détruire les infrastructures électriques, les puits de pétrole, l'île de Kharg —par où transite 90 % du pétrole iranien— et des ponts si le délai expirait sans accord.
Le post de ce mardi, avec sa référence explicite au "Changement de Régime" et à la possible mort de "toute une civilisation", suggère que l'objectif final de l'opération pourrait être la fin du système de gouvernement islamique en Iran, et pas seulement sa dénucléarisation.
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