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Le délai fixé par Donald Trump pour qu'Iran rouvre le Détroit d'Ormuz expire ce mardi 7 avril à 20h00 (heure de Washington), et la tension n'a cessé d'escalader tout au long de ce lundi. Voici les sept points clés pour comprendre ce qui est en jeu.
1. L'ultimatum expire ce soir
Trump a fixé le mardi 7 avril comme date limite pour que Téhéran rouvre le Détroit d'Hormuz. Dans un message sur les réseaux sociaux, il a menacé : "Mardi sera la Journée des Centrales Électriques et la Journée des Ponts, tout en un, en Iran. Rien ne sera pareil !" C'est le quatrième ultimatum qu'il lance depuis le 21 mars.
2. L'Iran refuse de négocier sous pression
Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères iranien, Ismail Bagaei, a été catégorique ce lundi : La négociation n'est en aucun cas compatible avec des ultimatums, des crimes ou des menaces de commettre des crimes de guerre." Téhéran affirme qu'il ne cédera pas à la pression militaire.
3. Le plan de 15 points, rejeté
Le plan de 15 points envoyé par Washington par l'intermédiaire de médiateurs a été qualifié par l'Iran d'"extrêmement ambitieux et illogique" et "inacceptable". Bagaei a annoncé que Téhéran avait élaboré sa propre contre-proposition basée sur ses lignes rouges, dont les détails seront révélés "le moment venu".
4. La contre-proposition iranienne : 5 conditions
L'Iran exige la cessation des assassinats ciblés, des garanties de non-répétition de la guerre, une compensation pour les dommages causés, une fin totale des hostilités et la reconnaissance de son autorité sur le Détroit d'Ormuz. Bagaei a également écarté tout cessez-le-feu temporaire, qu'il a qualifié de "pause pour se regrouper et se réarmer afin de continuer le crime".
5. Le débat sur un cessez-le-feu de 45 jours
Malgré la position publique de l'Iran, quatre sources citées par Axios confirment que les termes d'un cessez-le-feu de 45 jours en deux phases sont en cours de négociation. Trump a déclaré à la chaîne israélienne Channel 12 qu'il était en négociations approfondies avec l'Iran et qu'il compte sur un accord, mais a averti : "S'ils n'arrivent pas à un accord, je ferai tout exploser là-bas." Les ministres des affaires étrangères médiateurs ont parlé avec Steve Witkoff et Jared Kushner dimanche sans résultat.
6. Les médiateurs et la loi sur les péages
Le Pakistan, l'Égypte et la Turquie agissent en tant qu'intermédiaires, tandis que Witkoff et Kushner maintiennent un contact direct par messages texte avec le ministre iranien Abbas Araghchi. Pour les médiateurs, la réouverture totale du détroit est une condition indispensable. Cependant, le Parlement iranien a approuvé le 31 mars une loi pour imposer des péages aux navires traversant le détroit, avec une interdiction expresse pour les navires des États-Unis et d'Israël, dans une mesure que les experts en droit maritime considèrent comme une violation de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer.
7. Le bilan de l'Opération Furia Épica
Lancée le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël, l'opération a frappé plus de 5 000 cibles, anéanti 90 % de la capacité de missile iranienne et éliminé 49 hauts fonctionnaires. Ce lundi, Israël a frappé la plus grande usine pétrochimique d'Iran à Asaluyeh — responsable de 50 % de la production nationale — et a éliminé le chef du renseignement des Gardiens de la Révolution, le Brigadier Général Majid Khademi. Le ministre de la Défense israélien Israel Katz a déclaré que l'attaque représente "un coup économique sévère de dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien".
Ce qui vient
Les sources consultées par Axios évaluent les chances d'accord comme minces. Si le délai expire sans accord ce soir, Trump a promis des attaques massives contre l'infrastructure civile iranienne. La correspondante de la BBC Lyse Doucet décrit une "diplomatie frénétique de dernière minute qui s'accélère".
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