L'Iran se montre ferme et affirme qu'il ne négociera pas avec les États-Unis sous les ultimatums de Trump



Manœuvres maritimes de la Marine américaine (image de référence)Photo © war.gov

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L'Iran a déclaré ce lundi qu'il ne négociera pas avec les États-Unis tant que Washington maintiendra ses ultimatums, dans une position qui augmente les tensions à quelques heures de l'échéance fixée par le président Donald Trump pour que Téhéran rouvre le détroit d'Ormuz.

La négociation n'est en aucun cas compatible avec des ultimatums, des crimes ou des menaces de commettre des crimes de guerre, a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Ismail Bagaei, lors d'une conférence de presse tenue à Téhéran, rapportée par la BBC.

Le diplomate a également rejeté la possibilité d'un cessez-le-feu temporaire, qu'il a qualifié de "une pause pour se regrouper et se réarmer afin de poursuivre le crime", selon EFE.

Bagaei a précisé que le plan en 15 points envoyé par Washington à travers des médiateurs "n'était en aucun cas acceptable" pour l'Iran, et a annoncé que Téhéran a élaboré sa propre contre-proposition basée sur ses propres intérêts et lignes rouges.

"Nous savions depuis le début ce que nous voulions et quelles étaient les lignes rouges que nous n'étions pas disposés à franchir, et notre position est claire même maintenant", a déclaré le porte-parole, cité par l'agence d'État IRNA, ajoutant que l'Iran dévoilera les détails de sa réponse "en temps voulu".

La position iranienne exige la fin totale de la guerre avec des garanties de non-répétition, la cessation des assassinats ciblés, une compensation pour les dommages causés et la reconnaissance de son autorité sur le détroit d'Ormuz.

L'annonce intervient au milieu d'informations provenant du site Axios, qui cite quatre sources américaines, israéliennes et régionales, selon lesquelles les termes d'un éventuel cessez-le-feu de 45 jours en deux phases sont en cours de discussion, à travers des médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs, et par le biais de messages texte directs entre l'émissaire spécial de Trump, Steve Witkoff, et le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi.

Pour les médiateurs, la réouverture totale du Détroit d'Ormuz et une solution concernant l'uranium hautement enrichi de l'Iran sont des conditions indispensables pour parvenir à tout accord.

L'Iran, cependant, maintient son intention d'étendre le contrôle sur le détroit au-delà du conflit et prépare une loi pour imposer un système de péages aux navires souhaitant le traverser.

Trump a menacé hier de déchaîner l'enfer si l'Iran ne rouvre pas le passage avant 20h00 le mardi 7 avril à Washington, tout en affirmant dans une interview à la chaîne Channel 12 être en négociations approfondies avec Téhéran et avoir confiance dans la possibilité de parvenir à un accord à temps.

Le conflit s'inscrit dans le cadre de l'Opération Fureur Épique, lancée par les États-Unis et Israël dans le but déclaré d'éliminer le programme nucléaire iranien, et qui a déjà laissé plus de 5 000 cibles attaquées, y compris des installations nucléaires à Natanz, Isfahan et Fordow.

Les sources consultées par Axios décrivent les chances d'un accord comme minimes, mais qualifient cela de dernière chance pour éviter une escalade dramatique avant l'expiration de l'ultimatum.

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