Trump déclare que les attaques d'Israël contre le Liban ne sont pas incluses dans le cessez-le-feu avec l'Iran



Bombardero revient d'une mission dans le cadre de l'opération Furia Épica (Image de référence)Foto © war.gov

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Le président Donald Trump a déclaré ce mercredi que les attaques d'Israël contre le Hizbollah au Liban sont une escarmouche distincte du conflit avec l'Iran et, par conséquent, ne font pas partie de la trêve de deux semaines convenue la nuit précédente avec Téhéran.

La clarification est survenue au milieu d'une journée de bombardements massifs : l'Armée israélienne a attaqué plus de 100 cibles en seulement dix minutes sur le territoire libanais, la plus grande vague depuis le début du conflit le 28 février, faisant au moins 89 morts et plus de 700 blessés, selon le Ministère de la Santé libanais.

Lors d'une interview téléphonique avec la chaîne PBS, Trump a été questionné directement sur sa connaissance des bombardements israéliens lancés sans préavis contre Beyrouth. "Oui, eux (Hezbollah) n'étaient pas inclus dans l'accord", a-t-il répondu.

Le président a expliqué que le groupe chiite lui-même était la raison de son exclusion de la pause. "Pour le Hezbollah. Ils n'ont pas été inclus dans l'accord. Cela sera également réglé. Pas de problème", a-t-il affirmé.

Interrogé sur son soutien à la poursuite des attaques d'Israël contre le Liban, Trump n'a laissé place à aucun doute : "C'est une partie de l'accord, tout le monde le sait. C'est une escarmouche à part."

La Bureau du Premier ministre israélien avait clairement indiqué dès le début que le cessez-le-feu avec l'Iran n'inclut pas le Liban, une position que le gouvernement de Netanyahu a soutenue publiquement.

Les attaques israéliennes se sont concentrées sur Beirut, la vallée de la Békaa et le sud du pays. Les Forces de défense d'Israël ont émis des ordres d'évacuation à Al-Abassiya, dans le district de Tyr, et des alertes pour les citoyens du sud de Beyrouth.

La réponse de Téhéran a été immédiate : l'Iran a de nouveau suspendu le transit des navires pétroliers par le détroit d'Ormuz, à peine quelques heures après que les premiers bateaux aient commencé à traverser suite à la trêve de mardi.

L'agence Fars, liée à la Garde révolutionnaire iranienne, a été la première à informer de la nouvelle fermeture, indiquant que la mesure était une réponse directe aux bombardements israéliens au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Seyed Abbas Araghchi est allé plus loin en qualifiant d'irraisonnable tout cessez-le-feu qui n'inclut pas Israël, avertissant que les États-Unis doivent choisir entre la trêve ou la guerre à travers leur allié, a rapporté EFE.

L'Iran a également conditionné sa participation aux négociations de vendredi à Islamabad à ce que le cessez-le-feu soit étendu au Liban, selon le journal Wall Street Journal.

Le Conseil Norvégien pour les Réfugiés a averti qu'exclure le Liban du cessez-le-feu "risque d'alimenter une escalade supplémentaire et de saper la stabilité".

Les Négociations formelles entre les États-Unis et l'Iran sont prévues pour le vendredi 10 avril prochain à Islamabad, avec le vice-président JD Vance et le représentant iranien Mohammad Bagher Ghalibaf comme interlocuteurs principaux, et le Pakistan, l'Égypte et la Turquie en tant que médiateurs, a souligné EFE.

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