Un couple porte plainte contre une expulsion en violation d'un ordre judiciaire



Le couple a été séparé par une déportation qu'ils dénoncent comme "inconstitutionnelle"Photo © Collage Telemundo

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Kamal Morales, un citoyen vénézuélien qui vivait à New York, a été déporté vers son pays d'origine ce jeudi malgré l'existence d'une décision judiciaire en cours et d'une demande de mariage en attente avec son époux, le citoyen américain Luis Miguel García, qui dénonce que l'expulsion était "anticonstitutionnelle".

Morales a décrite le retour forcé au Venezuela comme "un coup très dur" après des années de vie construite à New York avec son partenaire, a rapporté Telemundo

García a expliqué qu'il existe une demande de mariage en cours au moment de la déportation, une démarche qui, si elle avait été traitée, aurait pu permettre un ajustement de statut migratoire pour son mari en vertu de la législation fédérale sur l'immigration.

Des experts consultés par Telemundo ont indiqué que la déportation en violation d'une ordonnance judiciaire aurait pu enfreindre une ordonnance en vigueur, ce qui rend le cas l'un des plus controversés dans le contexte de la politique migratoire de l'administration Trump.

La décision d'expulsion contre Morales date de 2019, mais le processus juridique était toujours en cours au moment de son expulsion, ce qui renforce les arguments du couple concernant l'illégalité de la procédure.

Le cas s'inscrit dans une escalade d'expulsions accélérées sous la deuxième administration Trump, qui a accordé la priorité aux renvois même lorsque des procédures judiciaires sont en cours.

La tension entre l'Exécutif et le Pouvoir Judiciaire en matière d'immigration a été une constante depuis janvier 2025 : de multiples tribunaux fédéraux ont bloqué des politiques de l'administration en les considérant inconstitutionnelles, y compris l'utilisation de la Loi des Ennemis Étrangers de 1798 pour déporter des Vénézuéliens.

Pour les Vénézuéliens en particulier, la situation est particulièrement complexe.

La Cour suprême a autorisé en octobre 2025 la révocation du Statut de Protection Temporaire pour plus de 300,000 Vénézuéliens, bien qu'une cour fédérale d'appel ait déclaré illégale cette décision le 30 janvier 2026, la qualifiant de prématurée et motivée par "animosité raciale".

Le cas de Morales n'est pas le seul à avoir suscité la controverse ces dernières semaines.

Le 7 avril, un juge fédéral a ordonné la libération de Stephanie Kenny Velásquez, une Vénézuélienne détenue par le Service de Contrôle de l'Immigration et des Douanes malgré le fait qu'elle soit l'épouse d'un réserviste de l'armée, en considérant que sa détention violait le droit à un procès équitable.

Selon des rapports de Telemundo, les arrestations d'immigrants sans antécédents criminels ont augmenté de 770% sous l'administration Trump, bien que le gouvernement nie ce chiffre.

García n'a pas écarté la possibilité de poursuivre les actions en justice pour annuler la déportation de son mari, tandis que la demande de mariage en attente demeure comme le principal argument juridique pour exiger le retour de Morales aux États-Unis.

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