Le Pentagone évite de confirmer des plans concernant Cuba, mais déclare être prêt à agir



Aviateurs de missions spéciales de la Force aérienne des États-Unis (image de référence)Photo © X / Commandement Sud des États-Unis

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Le Pentagone a évité de confirmer ce jeudi l'existence de plans concrets pour une éventuelle intervention militaire à Cuba, mais a assuré que les forces armées américaines sont prêtes à agir si le président Donald Trump le demande.

La réponse du Department of Defense est survenue après la publication d'un article du quotidien USA Today, qui a cité deux sources anonymes familières avec les directives internes pour affirmer que le Pentagone serait en train d'affiner ses plans concernant Cuba en attendant des ordres directs du président.

Le Département de la Défense a répondu à l'agence EFE qu'il "ne spéculerait pas sur des scénarios hypothétiques" et que les forces armées prévoient diverses contingences et restent prêtes à exécuter les ordres du président.

L'information a d'abord circulé dans le bulletin du média Zeteo sous le titre "Cuba est-elle la prochaine ?" et s'est rapidement répandue dans le Capitole et les cercles politiques de Washington.

Les déclarations du Pentagone interviennent dans un contexte de montée continue des tensions entre Washington et La Havane, alimentées en partie par la rhétorique de Trump lui-même. Lundi dernier, le président a laissé entendre à la Maison Blanche : Peut-être que nous nous arrêterons à Cuba après avoir terminé avec cela", en référence au conflit avec l'Iran.

Cette phrase s'ajoute à une série de déclarations que Trump a faites ces dernières semaines. Le 27 mars, il a affirmé à Miami Beach : "Cuba est la suivante, mais faites semblant que je ne l'ai pas dit". Le 16 mars, il avait déclaré à la Maison Blanche : "Je pense que j'aurai l'honneur de prendre Cuba". Et le 30 mars, il a prédit depuis l'Air Force One que Cuba "échouera dans très peu de temps et nous serons là pour aider nos grands cubano-américains".

Pese à cette rhétorique, en mars, Trump avait explicitement écarté des actions militaires directes contre Cuba, privilégiant la pression économique. Des experts comme Brian Fonseca, de l'Institut Jack D. Gordon de l'Université Internationale de Floride, ont décrit les discussions du Pentagone comme une "signalisation" pour avertir le régime, et non comme une action imminente.

Dans le Congrès, des législateurs démocrates ont réagi avec inquiétude. La congressiste Nydia Velázquez a qualifié hier de "folie" d'envisager un conflit à Cuba et a exhorté à l'adoption de sa résolution sur les pouvoirs de guerre. Le 26 mars, les représentants Gregory W. Meeks et Pramila Jayapal ont introduit le projet de loi "Prévenir une guerre inconstitutionnelle à Cuba" pour interdire l'utilisation de fonds fédéraux dans des actions militaires contre l'île sans l'approbation du Congrès.

Depuis La Havane, le président Miguel Díaz-Canel avait averti dimanche lors d'une interview pour l'émission Meet the Press de NBC News que Cuba se défendrait "jusqu'à la dernière goutte de sang" : "S'il devait y avoir combat, il y a lutte, il y a bataille. Nous nous défendrons, et si nous devons mourir, nous mourrons, car comme le dit notre Hymne National : 'Mourir pour la Patrie c'est vivre'."

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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