JD Vance dirigera un deuxième round de discussions avec l'Iran à Islamabad



J. D. Vance confirme depuis le Pakistan l'échec des négociationsPhoto © C Span

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Le vice-président des États-Unis, JD Vance, présidera ce lundi à Islamabad une deuxième série de négociations avec l'Iran, a confirmé ce dimanche la Maison Blanche, à un moment de tension maximale avec la trêve sur le point d'expirer.

Vance voyagera accompagné par l'envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, qui ont déjà participé à la première ronde qui s'est tenue entre le 10 et le 12 avril, et qui a conclu sans accord après 21 heures de discussions directes.

Trump a annoncé le voyage ce dimanche sur son réseau Truth Social : "Des représentants se rendent à Islamabad, où ils seront demain soir pour négocier."

Dans le même message, le dirigeant a accusé l'Iran de violer la trêve actuelle et a renouvelé ses menaces : "Nous proposons un accord très juste et raisonnable, et j'espère qu'ils l'accepteront car, s'ils ne le font pas, il détruira chaque centrale électrique et chaque pont en Iran".

En déclarations à Fox News ce dimanche, Trump a été encore plus direct : "Si l'accord n'est pas conclu, l'accord que nous avons négocié, je vais détruire leurs ponts et leurs centrales électriques".

La deuxième manche arrive avec le temps qui presse : le cessez-le-feu qui a mis fin à l'Opération Furia Épica —campagne militaire conjointe des États-Unis et d'Israël lancée le 28 février— expirera le mercredi 22 avril, et Trump a averti vendredi qu'il pourrait ne pas le prolonger s'il n'y a pas d'accord.

Le nœud central du conflit reste le détroit d'Ormuz, par où circule 20 % du pétrole mondial.

L'Iran a fermé le passage en représailles aux attaques américaines et israéliennes, ce qui a fait grimper le prix du pétrole Brent de 67 à plus de 126 dollars le baril.

Le 18 avril, Téhéran a réinstauré le contrôle strict sur le détroit, en accusant Washington d'avoir violé l'accord de trêve, et Trump a accusé l'Iran d'avoir tiré sur un bateau français et un cargo britannique dans la voie.

Après l'effondrement du premier tour, Trump a également ordonné un barrage naval contre les ports iraniens, en vigueur depuis le 13 avril, qui selon le président lui-même coûte à l'Iran 500 millions de dollars par jour.

La position iranienne complique la tenue du nouveau round : l'agence Tasnim, liée aux Gardiens de la Révolution, a rapporté ce dimanche que Téhéran ne prévoit pas d'envoyer de délégation au Pakistan tant que le blocus naval américain se poursuivra.

Dans le premier tour, les États-Unis ont exigé le démantèlement total du programme nucléaire iranien et un moratoire de vingt ans sur l'enrichissement de l'uranium, tandis que l'Iran n'a proposé qu'une pause de cinq ans et a réclamé 270 milliards de dollars en compensations pour les dommages de la guerre, des positions qui se sont révélées incompatibles.

Al conclure ce tour, Vance a déclaré : "La mauvaise nouvelle est que nous ne sommes pas parvenus à un accord, et je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Iran beaucoup plus que pour les États-Unis".

Le Pakistan, qui joue un rôle central en tant que médiateur neutre, a déployé ce dimanche un dispositif de sécurité de plus de 10 000 agents à Islamabad, avec la fermeture des artères principales, la suspension des transports en commun et l'évacuation des hôtels de luxe, face à la possibilité que les conversations reprennent.

Trump a affirmé le 16 avril qu'Iran avait "accepté une grande partie" de l'accord proposé par Washington, bien qu'il n'ait pas donné de détails, alors que le délai pour éviter une reprise du conflit expire mercredi.

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