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La congressiste cubano-américaine María Elvira Salazar a lancé ce lundi une forte avertissement au régime cubain via son compte sur X, alors que la tension est à son paroxysme entre Washington et La Havane ces dernières années.
"Si le régime cubain croit que l'administration Trump joue, qu'il y pense à nouveau", a écrit Salazar, qui représente la Floride à la Chambre du Congrès américain.
La législatrice a été directe : "Ils ne sont pas en position de défier le président Trump. Son régime meurtrier est au cœur d'une stratégie claire : un hémisphère sûr, prospère et libéré du communisme."
Salazar a également adressé un message personnel à ceux qui soutiennent la dictature de l'intérieur : "Aux répressifs et complices du régime : lorsque la haute direction castriste prendra la fuite, il n'y aura pas de place pour vous dans cet avion."
La mise en garde arrive à un moment critique : selon ce que USA Today a révélé ce lundi, l'administration Trump a remis au régime un ultimatum secret lors d'une réunion qui s'est tenue le 10 avril à La Havane —la — exigeant la libération de prisonniers politiques de haut niveau dans un délai de deux semaines.
El délai expire environ le 24 avril, et jusqu'à ce lundi, aucune libération n'avait été signalée en réponse.
Parmi les prisonniers dont la libération est exigée par Washington figurent Luis Manuel Otero Alcántara, leader du Mouvement San Isidro condamné à cinq ans et incarcéré à Guanajay, et Maykel Osorbo, co-auteur de l'hymne dissident "Patria y Vida", condamné à neuf ans et emprisonné à Pinar del Río.
Tous deux ont été exclus de l'amnistie de 2 010 prisonniers que le régime a annoncée le 2 avril comme un geste humanitaire pour la Semaine Sainte, laissant de côté les prisonniers condamnés pour des "délits contre l'autorité", catégorie sous laquelle se classe la majorité des dissidents.
Le contexte militaire aggrave encore davantage la situation. Le Pentagone a discrètement accéléré la planification d'options militaires contre Cuba, et un drone MQ-4C Triton a effectué des missions de surveillance au large de la côte sud de l'île mardi dernier.
Al être interrogé sur une éventuelle action militaire, Trump a répondu de manière ambiguë : "Cela dépend de votre définition de l'action militaire".
Le propre Díaz-Canel a reconnu mercredi dernier qu'une attaque militaire américaine est désormais une réalité possible, tandis que le régime a déclaré 2026 comme "Année de Préparation à la Défense".
Salazar avait déjà anticipé ce ton jeudi dernier lors d'une audience au Congrès, où il a comparé Díaz-Canel à Maduro et a affirmé que le régime communiste à Cuba est sous assistance vitale et que "Trump n'a qu'à le débrancher".
Ce lundi, un porte-parole du Département d'État a réaffirmé la position de Washington : "L'administration Trump demeure engagée en faveur de la libération de tous les prisonniers politiques, y compris Alcántara et Osorbo".
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