Conseil à Díaz-Canel d'une ancienne conseillère de la Maison Blanche : "Sors en exil le plus tôt possible."



Mileydi Guilarte, ancienne fonctionnaire de La Maison Blanche, à l'époque d'ObamaFoto © CiberCuba

Mileidy Guilarte, ancienne fonctionnaire de la Maison Blanche durant l'ère Obama et actuellement professeure à l'Université Francisco de Vitoria en Espagne, a affirmé hier, en réponse à une question de CiberCuba, que si elle était conseillère du dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel, elle lui conseillerait de quitter le pays au plus vite.

Lorsqu'on lui a demandé quels conseils elle donnerait à Díaz-Canel en ce moment, Guilarte a répondu sans hésiter : "Sors le plus vite possible, définitivement" et lui a suggéré des destinations comme la Corée du Nord et le Nicaragua.

La déclaration a été faite à la fin d'une interview de 45 minutes, dans le cadre des négociations peu transparentes entre le régime cubain et l'administration Trump.

L'experte a reconnu que la question l'a prise par surprise. "Tu m'as posé une question que je ne crois pas que quelqu'un m'ait déjà posée, ni que je puisse imaginer", a-t-elle commenté en réponse à la journaliste Tania Costa.

Les négociations entre Cuba et les États-Unis ont atteint un point cette semaine où Díaz-Canel a clairement indiqué que "si les États-Unis n'acceptent pas de négocier selon les termes cubains, il n'y a pas de négociation". 

Selon ce qui a été publié par la presse américaine et confirmé par les deux parties, une délégation du Département d'État s'est réunie le 10 avril à La Havane avec sa contrepartie cubaine et lors de cette rencontre, un ultimatum de 15 jours aurait été fixé pour que les communistes cubains libèrent des prisonniers politiques, y compris des figures médiatiques comme les artistes Luis Manuel Otero Alcántara et Maykel Osorbo.

Le délai a expiré ce vendredi 24 avril sans réponse positive de la part du régime cubain, qui a également prévenu que les prisonniers politiques n'étaient pas sur la table des négociations.

Analystes proches du processus avertissent que dans ces situations on avance toujours plus loin que ce qui est dit, suggérant que les mouvements réels pourraient se produire loin des microphones. C'est précisément dans ce contexte de pression croissante et d'opacité que le conseil de Guilarte acquiert un poids politique plus important.

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