Díaz-Canel déclare que les mesures des États-Unis « renforcent notre détermination à défendre la Patrie »

Díaz-Canel a répondu aux nouvelles sanctions des États-Unis contre GAESA en affirmant qu'elles « renforcent la détermination » du régime, alors que Cuba fait face à sa pire crise énergétique.



Miguel Díaz-Canel (Image de référence)Photo © Cubadebate

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Miguel Díaz-Canel a réagi ce jeudi aux nouvelles sanctions annoncées par Washington contre Cuba avec un message dans lequel il a reconnu que les mesures « aggravent la situation déjà difficile » du pays, mais a assuré qu'en même temps « elles renforcent notre détermination à défendre la Patrie, la Révolution et le Socialisme ».

Le secrétaire d'État Marco Rubio a annoncé ce jeudi les nouvelles sanctions dans le cadre de l'Ordre Exécutif 14404, signé par le président Donald Trump le 1er mai.

Les mesures désignent GAESA —le conglomérat militaire qui contrôle entre 40 % et 70 % de l'économie formelle cubaine— ainsi que sa présidente exécutive, Ania Guillermina Lastres Morera, et l'entreprise d'État minière Moa Nickel S.A.

Rubio a qualifié GAESA de « cœur du système kleptocratique cubain » et a averti que « d'autres nominations peuvent être attendues dans les jours et les semaines à venir ».

Dans sa publication, Díaz-Canel a qualifié les sanctions d'« agression unilatérale » et d«’interférence nuisible de l'impérialisme américain », affirmant que le peuple cubain « comprend, tout comme le reste du monde », que la seule ambition de l'île est « de vivre en paix, maîtres de son destin ».

La rhétorique du dirigeant cubain a pris de l'ampleur depuis le début du mois de mai.

Le samedi précédent, il a écrit que « aucun agresseur, aussi puissant soit-il, ne trouvera de reddition à Cuba », et le dimanche, il a averti d'une « agression militaire imminente » des États-Unis lors d'une Rencontre Internationale de Solidarité avec Cuba.

Le chancelier Bruno Rodríguez Parrilla a également réagi hier et a qualifié les déclarations de Rubio de « cyniques, hypocrites et mensongères », qualifiant les sanctions d'« illégales et abusives » avec une « intention génocidaire ».

Les conséquences immédiates des mesures se firent sentir immédiatement.

La société canadienne Sherritt International —partenaire à Moa Nickel— a suspendu toutes ses opérations à Cuba, a annoncé la démission de son conseil d'administration et a entamé la rapatriement de ses employés. Ses actions ont chuté de 30 % lors de la séance.

EE.UU. a fixé un délai jusqu'au 5 juin pour que les entreprises et institutions financières étrangères mettent un terme à leurs opérations avec GAESA, sous peine de sanctions secondaires.

Les nouvelles mesures s'ajoutent à une pression accumulée qui, depuis janvier 2026, a entraîné plus de 240 sanctions contre le régime, l'interception d'au moins sept pétroliers à destination de l'île et une réduction de 80 à 90 % des importations énergétiques cubaines.

Ce contexte aggrave une crise qui était déjà sévère : les coupures de courant ont explosé jusqu'à 25 heures par jour dans plus de 55 % du territoire, et l'économie cubaine devrait se contracter entre 6,5 % et 7,2 % en 2026, selon les projections de la CEPAL et de The Economist Intelligence Unit.

Alors que le régime fait appel à la rhétorique révolutionnaire, Rubio a clairement indiqué que la stratégie de pression maximale contre Cuba n'est pas terminée : de nouvelles nominations pourraient être annoncées avant l'échéance du 5 juin.

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