Le chef du Commandement sud atterrit à Caracas pour superviser le plan de stabilisation de Trump : Des signaux clairs pour Cuba et ses alliés dans la région

Le chef du Commandement Sud des États-Unis a visité Caracas pour la deuxième fois afin de superviser le plan de stabilisation de Trump, avec des implications directes pour Cuba et ses alliés.



Commandant Gen. Francis L. DonovanPhoto © U.S. Southern Command en X

Le général Francis L. Donovan, commandant du Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), a effectué hier sa seconde visite officielle à Caracas dans le cadre de la mise en œuvre du plan en trois phases du président Donald Trump pour le Venezuela, un signal stratégique de poids pour Cuba et d'autres alliés du régime dans la région.

Selon l'annonce officielle du SOUTHCOM sur X, Donovan a eu des conversations bilatérales avec des hauts dirigeants du gouvernement intérimaire vénézuélien, a rencontré le personnel de l'ambassade des États-Unis à Caracas et a observé un exercice de réponse militaire conjointe.

Le général et un contingent de militaires américains ont été transportés vers la capitale vénézuélienne à bord de deux avions MV-22B Osprey du Corps des Marines, qui faisaient partie de l'exercice lui-même.

Le SOUTHCOM a réaffirmé son engagement envers le plan présidentiel

«Nous restons engagés à garantir la mise en œuvre du plan en trois phases du président, en particulier la stabilisation du Venezuela, ainsi qu'à souligner l'importance de la sécurité partagée dans l'hémisphère occidental», indique le communiqué.

L'organisme a également souligné que « les États-Unis sont engagés en faveur d'une Venezuela libre, sûre et prospère pour le peuple vénézuélien, pour les États-Unis et pour l'hémisphère occidental ».

Cette était la seconde visite de Donovan à Caracas. La première a eu lieu le 18 février, lorsque le général a rencontré des autorités intérimaires vénézuéliennes pour évaluer le contexte de sécurité, marquant ainsi la première visite d'un commandant du SOUTHCOM sur le sol vénézuélien en décennies.

Le plan en trois phases articulé par le secrétaire d'État Marco Rubio comprend : stabilisation et sécurité intérieure, relance économique avec un accent sur le secteur pétrolier et les infrastructures, et une transition politique vers des élections libres.

La visite a coïncidé également avec un exercice d'évacuation de l'ambassade des États-Unis à Caracas, autorisé par le gouvernement vénézuélien et coordonné avec la Croix-Rouge vénézuélienne et les organismes aéroportuaires du pays, auquel ont également participé les Osprey.

Depuis mars 2026, la coopération bilatérale s'est intensifiée : le secrétaire à l'Intérieur des États-Unis s'est rendu au Venezuela pour promouvoir le plan de récupération économique, et en mai, les deux parties ont progressé sur des plans de coopération en matière d'électricité, de transport et d'infrastructure.

Conséquences directes de ces mouvements pour Cuba

Les récentes actions des États-Unis à Caracas pourraient avoir de profondes implications pour Cuba, tant sur le plan politique que stratégique.

La présence publique du Commandement Sud, les réunions avec les autorités vénézuéliennes et la référence directe au « plan en trois phases » promu par Donald Trump envoient un signal clair que Washington est prêt à s'impliquer activement dans des processus de stabilisation régionale lorsqu'il estime que ses intérêts hémisphériques sont en jeu.

Pour La Havane, cela représente un changement important par rapport aux années précédentes, car le Venezuela a été pendant des décennies le principal allié politique, économique et énergétique du régime cubain.

De plus, l'approche militaire et diplomatique entre Washington et Caracas pourrait encore affaiblir la capacité d'influence de Cuba dans la région.

La coopération en matière de sécurité, de migration, de trafic de drogue et d'énergie ouvre un nouveau scénario où les États-Unis cherchent à consolider des gouvernements alliés et à réduire la présence d'acteurs adverses en Amérique latine.

Dans les milieux d'opposition cubains, ces mouvements sont perçus comme une démonstration de pression stratégique sur les alliés historiques du castrisme et comme un signe que la politique américaine envers la région est entrée dans une phase beaucoup plus active et directe.

Les experts avertissent que le refroidissement entre Cuba et le Venezuela représente l'un des plus grands risques structurels pour la dictature cubaine, qui depuis des décennies dépend du subside énergétique de Caracas pour soutenir son économie et son appareil de contrôle.

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