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Des agents de l'Unité Centrale Opérationnelle (UCO) de la Garde Civile se sont présentés ce mercredi dès le matin au siège central du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) à Madrid, pour demander des documents dans le cadre de ce qui est appelé le "cas Leire", sur ordre du juge de l'Audience Nationale Santiago Pedraz, a rapporté l'agence EFE.
L'acte d'accusation se concentre sur de présumés paiements à l'ancienne militante socialiste Leire Díez, qui a été arrêtée en décembre 2025 avec l'ancien président de la Société d'État de Participations Industrielles (SEPI) Vicente Fernández et l'homme d'affaires Antxon Alonso pour malversation, trafic d'influence et organisation criminelle, étant par la suite libérée sous certaines conditions.
Le même jour, les agents de l'UCO se sont également rendus au bureau à Madrid de l'ancien vice-président de la Junta d'Andalousie, Gaspar Zarrías, qui a également été mis en cause dans cette affaire, aux côtés de l'ancien secrétaire à l'Organisation du PSOE, Santos Cerdán, et de la directrice du parti, Ana María Fuentes.
Selon un ordre du juge Pedraz auquel a eu accès El País, Cerdán serait "l'unité d'action et de direction" d'un réseau destiné à démanteler des affaires judiciaires touchant le PSOE et son entourage.
A travers de la consultante liée à Zarrías, des paiements de 4 000 euros par mois à Leire Díez auraient été organisés.
Le groupe enquêté se désignait sous le nom de Hirurok - qui signifie "nous trois" en basque - et se consacrait présumément à orienter des dossiers administratifs à son profit, tirant parti de son influence sur des fonctionnaires publics pour percevoir des commissions.
Pedro Sánchez, qui se trouvait à Rome après avoir rencontré le pape Léon XIV au Vatican, a reconnu lors d'une conférence de presse la "gravité" de l'enquête et a assuré la "totale collaboration" de la direction socialiste avec la justice.
Le président a insisté sur le fait que la UCO avait satisfait à une demande de documentation et n'avait pas réalisé une perquisition au sens strict, et il a soutenu la gestion "scrupuleuse" de la directrice Ana María Fuentes, affirmant qu'il avait appris son inculpation par les questions des journalistes.
"Si de nouveaux comportements irréguliers apparaissent, nous agirons avec la même fermeté que nous l'avons fait auparavant", a déclaré Sánchez, qui a également écarté l'idée d'avancer les élections générales.
Le leader du Parti Populaire, Alberto Núñez Feijóo, a répondu par une exigence directe : "Il n'y a d'autre choix que de donner la parole aux Espagnols immédiatement."
L'entrée de la UCO à Ferraz se produit à peine huit jours après que le juge de l'Audiencia Nacional, José Luis Calama, ait mis en examen l'ancien président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero dans le cas Plus Ultra pour organisation criminelle, trafic d'influence et falsification de documents.
Cette affaire enquête sur le sauvetage public de 53 millions d'euros accordé à la compagnie aérienne Plus Ultra en mars 2021, avec des soupçons de blanchiment d'argent lié à des fonds d'origine vénézuélienne. Zapatero a reconnu avoir perçu 463 000 euros en six ans pour des travaux de consulting via l'entreprise Análisis Relevante.
Après avoir pris connaissance de son inculpation, il a déclaré que "toute activité que j'ai réalisée a toujours été faite dans le respect de la légalité".
Sa comparution devant un juge, initialement prévue pour le 2 juin, a été reportée aux 17 et 18 de ce mois.
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