Les États-Unis serrent le viseur sur la hiérarchie économique et militaire du régime cubain : ils bloquent des entreprises de GAESA, MININT et MINFAR

Les États-Unis sanctionnent Díaz-Canel, sa famille, Castro Espín et bloquent le MINFAR, les CDR ainsi que des entreprises clés du régime cubain sous l'Ordre Exécutif 14404.



Gouvernement cubainPhoto © MINFAR

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La Oficina de Contrôle des Actifs Étrangers (OFAC) a étendu ses sanctions contre Cuba ce jeudi en bloquant formellement le Ministère des Forces Armées Révolutionnaires (MINFAR) en tant qu'institution, complétant ainsi l'étau sur les trois piliers du pouvoir économique et de sécurité du régime : GAESA, MININT et MINFAR.

Dans la troisième vague de mesures sous l'Ordonnance Exécutive 14404, l'OFAC a ajouté cette sanction à celles du Département du Trésor, qui a inscrit sur la liste des Nationaux Spécialement Désignés et des Personnes Bloquées (SDN) le président Miguel Díaz-Canel Bermúdez, plusieurs membres de la hiérarchie du régime et des entités clés de l'appareil militaire, de sécurité et économique de l'île.

Junto à Díaz-Canel, ont été désignés son épouse Lis Cuesta Peraza (née à Holguín en 1971) et le fils de celle-ci, Manuel Anido Cuesta (né en 1994), qui réside actuellement à Madrid, en Espagne.

A également été bloqué Alejandro Castro Espín, connu sous le nom de « El Tuerto », fils de Raúl Castro et figure influente de l'appareil de renseignement cubain, ainsi que son fils Raúl Alejandro Castro Calis (né en 1995).

L'inclusion du beau-fils de Díaz-Canel, résident en Espagne, et du fils de Castro Espín vise à démanteler le réseau familial qui pourrait servir à éviter les sanctions depuis l'étranger.

Parmi les entités bloquées figurent les Comités de Défense de la Révolution (CDR), l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples (ICAP), l'agence de voyages AMISTUR Cuba SA —liée à l'ICAP— et l'entreprise minière Minera La Victoria SA, située dans le Miramar Business Center à La Havane.

Parallèlement, l'OFAC a publié la Question Fréquemment Posée 1258, destinée aux personnes et entités non américaines, avec un avertissement de portée mondiale : « À partir du 4 juin 2026, GAESA, MININT et MINFAR sont tous bloqués en vertu de l'Ordre Exécutif 14404 ».

Le document précise que le risque de sanctions secondaires « s'étend aux transactions avec toute entité dans laquelle GAESA, MININT ou MINFAR détiennent, directement ou indirectement, un intérêt de 50 % ou plus ».

Étant donné que GAESA contrôle plus de 70 % de l'économie dollarisée de Cuba, y compris les hôtels, les magasins en devises et les importations, la portée pratique de cette mesure est extraordinairement vaste.

La OFAC avertit également que « toute entité non bloquée de la Liste Restrictive de Cuba peut faire l'objet de futures mesures de sanctions », ce qui signifie que « les personnes qui effectuent des transactions avec toute entité de cette liste courent le risque d'être elles-mêmes sanctionnées par le gouvernement des États-Unis ».

Cette action s'inscrit dans une escalade progressive qui a commencé le 7 mai, lorsque le Département d'État a désigné GAesa, et s'est poursuivie le 18 mai avec les sanctions contre la Direction de l'Intelligence cubaine.

Le délai accordé aux entreprises étrangères pour conclure leurs opérations avec GAESA a pris fin précisément ce jeudi, un jour après ce nouveau round, ce qui semble être une coordination délibérée pour maximiser l'impact.

Plusieurs grandes compagnies maritimes internationales avaient déjà suspendu leurs opérations avec Cuba avant l'expiration de ce délai, anticipant le durcissement de l'encerclement financier du régime.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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