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L'Institut cubain d'amitié avec les peuples (ICAP) et son entreprise associée Amistur S.A. ont publiquement rejeté les sanctions imposées par le gouvernement des États-Unis et ont exigé leur retrait immédiat de la liste des entités restreintes du Département du Trésor, comme le rapporte le journal officiel Granma.
La mesure a été appliquée le 4 juin dernier par le Bureau de Contrôle des Actifs Étrangers (OFAC) dans le cadre d'une nouvelle série de sanctions de l'administration de Donald Trump contre le régime cubain. Ce même jour, Miguel Díaz-Canel et son épouse, Lis Cuesta Peraza, ont également été sanctionnés; le Ministère des Forces Armées Révolutionnaires (MINFAR), et les Comités de Défense de la Révolution (CDR).
La réponse officielle a été divulguée par le président de l'ICAP, Fernando González Llort, qui a qualifié la décision américaine d'"acte d'hostilité politique basé sur des calomnies" destiné à justifier le renforcement des pressions économiques contre l'île.
Dans le communiqué, l'institution a rejeté de manière spécifique les accusations formulées par Washington, selon lesquelles l'ICAP soutiendrait des campagnes visant à saper la sécurité nationale des États-Unis et à promouvoir à l'étranger l'idéologie du régime cubain.
L'organisation a affirmé que les deux allégations sont "absolument fausses" et a défendu que, durant ses 65 ans d'existence, son travail s'est limité à promouvoir des relations d'amitié, de coopération et de solidarité entre Cuba et divers peuples du monde.
Cependant, le prononcé ne fait pas référence à l'un des éléments que les autorités américaines évoquent habituellement pour remettre en question le rôle de l'organisation : le parcours de son président actuel, Fernando González Llort, qui a été condamné aux États-Unis pour des activités d'espionnage en tant que membre du Réseau Avispa durant les années 1990.
Il ne mentionne pas non plus que le Département d'État considère l'ICAP comme une plateforme d'influence internationale liée aux services de renseignement cubains, une caractérisation qui diffère de l'image d'organisation solidaire que l'entité projette publiquement.
Le texte s'en prend également aux récentes mesures adoptées par Washington. Selon l'ICAP, les ordonnances exécutives signées le 29 janvier et le 1er mai 2026, ainsi que les actions visant à limiter l'accès de Cuba aux revenus et aux combustibles, cherchent délibérément à aggraver la situation économique du pays et à provoquer une crise humanitaire.
L'organisation a qualifié de "génocidaire" la politique américaine envers Cuba et a accusé Washington d'agir avec hypocrisie en dénonçant l'ICAP tout en affirmant destiner des ressources multimillionnaires à des programmes visant à influencer le paysage politique cubain.
Dans sa déclaration, l'organisme a également réclamé la fin des sanctions économiques et des menaces militaires contre l'île, tout en appelant les mouvements de solidarité internationale à se mobiliser contre ce qu'il a décrit comme une tentative de criminaliser le soutien à Cuba.
Les sanctions contre l'ICAP font partie d'une stratégie plus large de pression sur le régime cubain. Depuis janvier 2026, l'administration Trump a imposé plus de 240 mesures restrictives visant des entités, des fonctionnaires et des structures liés au pouvoir sur l'île, y compris le conglomérat militaire GAESA et des figures de la haute direction politique et du renseignement du pays.
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