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Les Forces Armées des États-Unis ont levé ce jeudi le blocus naval sur les ports et zones côtières d'Iran, conformément aux instructions du président Donald Trump suite à la signature d'un accord de paix, a confirmé le Commandement Central américain (CENTCOM) dans un communiqué officiel.
L'annonce de l'armée américaine intervient un jour après que Trump a officiellement signé un Mémorandum d'entente avec Téhéran lors d'un dîner de gala au Palais de Versailles, organisé par le président français Emmanuel Macron dans le cadre du Sommet du G7. Le président américain a confirmé la signature avec une déclaration brève : « C'est signé, oui. Nous l'avons signé à Versailles. Je viens de le signer ».
Le CENTCOM a révélé ce jeudi sur ses réseaux sociaux que « les forces américaines ont levé le blocus sur tout le trafic maritime entrant et sortant des ports et des zones côtières iraniennes, conformément aux instructions du président ».
Le commandement a précisé que « tous les efforts militaires américains pour appliquer le blocus ont cessé », bien qu'il ait averti que les grands navires de guerre des États-Unis resteront dans la zone générale « pour s'assurer que tous les aspects de l'accord sont respectés et pleinement en vigueur ».
Le mémorandum entre Washington et Téhéran, décrit par le vice-président JD Vance comme faisant « à peine page et demie » et délibérément vague dans ses engagements techniques, stipule la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz —par où circule 20 % du pétrole mondial— et la cessation des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban.
Le texte ouvre également une fenêtre de 60 jours pour négocier un accord définitif qui engloberait le programme nucléaire iranien, l'allègement des sanctions et le dégel des avoirs. L'accord prévoit également un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars financé par des puissances régionales, et les États-Unis se sont engagés à débloquer au moins 12 milliards de dollars de fonds iraniens gelés.
Le blocus du détroit d'Ormuz avait été imposé le 13 avril par ordre de Trump comme outil de pression économique sur l'Iran. Pendant les deux mois de son existence, CENTCOM a rapporté avoir détourné 142 navires commerciaux et neutralisé neuf embarcations qui n'avaient pas respecté les ordres.
Le conflit qui a abouti au blocus a débuté le 28 février dernier avec l'Opération Furie Épique, une offensive aérienne coordonnée entre les États-Unis et Israël contre des installations nucléaires iraniennes à Natanz, Isfahan et Fordow. L'Iran a déclaré la cessation de ses opérations militaires le 8 juin, avec le Qatar et le Pakistan comme médiateurs clés dans les dites « négociations d'Islamabad ».
Le pacte signé ce mercredi suscite des doutes au sein même de l'entourage de Trump : le secrétaire d'État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le directeur de la CIA John Ratcliffe ont exprimé des réserves quant au respect par Téhéran de ses engagements nucléaires. Israël a demandé à voir le texte de l'accord et a été refusé par Washington.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que l'accord est une victoire pour la survie du régime, tandis que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi a averti que les futures négociations se dérouleront « sur la base de la méfiance, des manquements aux engagements passés et des expériences précédentes ».
Une signature cérémonielle formelle du mémorandum est prévue pour ce vendredi dans le complexe de Bürgenstock, en Suisse, en présence du vice-président Vance.
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