Le président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé ce lundi qu'il avait appelé personnellement le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour demander un examen du carton rouge qui empêchait Folarin Balogun de jouer lors des huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026 contre la Belgique.
Trump a fait cette reconnaissance lors d'un événement dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, où il a défendu son intervention devant la presse avec des arguments footballistiques et a remis en question l'arbitrage.
«Une chose est de sanctionner quelqu'un pour un match, mais comment peut-on le sanctionner pour un match qui n'a pas encore été joué ? C'est très injuste. On ne peut pas faire ça. Donc oui, j'ai demandé une révision de la part de la FIFA », a affirmé le dirigeant.
Trump a affirmé que l'expulsion de l'attaquant de l'AS Monaco n'était pas une faute : « Ce n'était pas une faute, même pas une infraction, c'étaient deux gars courant à toute vitesse qui se sont percutés. On ne peut pas poser correctement son pied sur celui d'une autre personne en courant. Non, ce étaient deux grands athlètes qui se sont emmêlés. »
Le président a également remis en question l'arbitre brésilien Raphael Claus, qui a montré le carton rouge à la 64e minute du match contre la Bosnie-Herzégovine après avoir vérifié avec le VAR un coup de pied de Balogun sur le défenseur bosniaque Tarik Muharemović : « Cet arbitre est un peu suspect, si tu examines son passé. Je ne veux pas dire cela car je n'aime pas créer de controverses, mais c'est très suspect. »
Trump a également critiqué le fait que la révision du VAR se fasse au ralenti, quelque chose dont il a dit qu'il ne savait pas que c'était interdit : « Ils disent qu'ils ne les montrent pas au ralenti, et je ne m'étais jamais rendu compte de ça. Je n'avais jamais entendu parler de cela auparavant, que ce n'est pas permis de les réviser au ralenti, mais c'est très différent ».
Le dirigeant a même reconnu qu'au début, il ne savait pas ce que signifiait une carte rouge ni ce que cela impliquait de rater le match suivant.
En se référant à Infantino, Trump l’a complimenté sans le nommer directement : « J'ai parlé à un homme très respecté, et d'ailleurs, dont le niveau de respect a grimpé dix fois. C'est moi qui ai fait en sorte qu'il soit là. Ce n'était pas Biden. Biden était endormi. »
Selon des sources citées par CNN, l'appel entre Trump et Infantino aurait eu lieu le 3 juillet, deux jours avant que le Comité de Discipline de la FIFA n'annonce la suspension de la sanction en se basant sur l'article 27 de son Code Disciplinaire.
Dimanche, Trump avait déjà publié sur son réseau social Truth Social : « Merci à la FIFA d'avoir fait ce qu'il faut et de réparer une grande injustice ! ».
La décision a permis à Balogun —meilleur buteur des États-Unis dans le tournoi avec quatre buts— de disputer ce lundi le match des huitièmes de finale contre la Belgique au Lumen Field de Seattle.
La révocation du carton rouge, sans précédent lors de la Coupe du Monde 2026, a déclenché une tempête internationale. La Belgique a exprimé sa surprise et a introduit un appel auprès de la FIFA ce lundi, bien que l'organisme l'ait jugé irrecevable.
L'UEFA a été plus catégorique et a publié un communiqué qualifiant la décision d'« incompréhensible et injustifiable », avertissant que « une ligne rouge a été franchie » compromettant le traitement équitable de toutes les équipes du tournoi.
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