
Le Service d'immigration et de contrôle des douanes des États-Unis (ICE) a arrêté Ulises Prieto, un citoyen cubain possédant une ordonnance de déportation finale en vigueur depuis 2007 et deux condamnations pour trafic de cocaïne, a rapporté l'agence fédérale.
ICE a indiqué que Prieto restera en détention migratoire pendant que les formalités de son expulsion des États-Unis seront complétées.
En annonçant l'arrestation, l'agence a réitéré la position de l'administration du président Donald Trump envers les immigrants ayant des antécédents criminels.
«Les États-Unis affichent une tolérance zéro à l'égard des étrangers illégaux criminels qui introduisent des drogues dangereuses dans notre nation», a indiqué l'ICE dans un communiqué.
L'ordre d'expulsion contre Prieto est resté non exécuté pendant presque 19 ans, une période durant laquelle Cuba a systématiquement refusé la rapatriation de nombreux citoyens ayant un casier judiciaire.
Cet état de choses a changé en février 2026, lorsque le régime cubain a accepté de recevoir pour la première fois des deportés ayant un lourd casier judiciaire, y compris des trafiquants de drogue, des meurtriers et des ravisseurs, suite à des négociations avec l'administration Trump.
Le premier vol effectué sous ce nouveau mécanisme, le 9 février 2026, a transporté 170 Cubains, dont environ 50 avaient des antécédents pour crimes graves.
Depuis lors, l'ICE a intensifié la localisation et l'arrestation de citoyens cubains ayant des ordres d'expulsion définitifs en attente.
Selon des données du Département de la Sécurité Nationale (DHS), les détentions de migrants cubains ont augmenté de 463 % entre octobre 2024 et janvier 2026.
Le cas de Prieto s'ajoute à celui d'autres Cubains arrêtés ces derniers mois. En mai 2026, l'ICE a arrêté Eduardo Pérez Legrá, qui avait accumulé quatre condamnations pour trafic de drogue et une ordonnance de déportation émise en 2012. En mars, Aliosky Rosales Michelena a été arrêté à Detroit, avec des antécédents de trafic de drogue, d'homicide et de vol à main armée, dont l'ordonnance d'expulsion remontait à 2010.
Selon des chiffres officiels, 42 084 citoyens cubains ont actuellement des ordres de déportation finaux en attente aux États-Unis, dont au moins 29 000 ont des antécédents criminels.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, l'administration a renforcé les opérations pour exécuter ces ordres d'expulsion, notamment dans les cas d'immigrants condamnés pour des crimes graves.
L'arrestation d'Ulises Prieto reflète cette stratégie et l'impact du nouveau mécanisme de rapatriement avec La Havane, qui a permis de réactiver des déportations qui étaient restées bloquées pendant des années en raison du refus du régime cubain d'accepter le retour de citoyens ayant un passé criminel.
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