Le régime cubain établit des exigences pour fabriquer et assembler des véhicules sur l'île

Assemblage d'un autobus à Cuba (Image de référence).Photo © Facebook/Eduardo Rodríguez Dávila

Le régime cubain a franchi un nouveau pas dans la réforme de sa politique automobile en publiant ce mardi au Journal officiel les normes qui déterminent qui pourra fabriquer et assembler des véhicules dans le pays et dans quelles conditions. Cette mesure ouvre la voie à de nouveaux acteurs économiques, bien qu'elle soit soumise à un strict système d'autorisations étatiques.

Les dispositions font partie du Décret 163/2026 et de la Résolution 52/2026 du Ministère du Transport, publiés dans la Gaceta Oficial No. 64, qui mettent également à jour les règles concernant l'importation, la commercialisation et la transmission de la propriété des véhicules à Cuba.

L'un des changements les plus importants est que le Gouvernement autorise l'assemblage et la fabrication de véhicules à moteur, de remorques et de semi-remorques par des entreprises d'État, des entités avec un investissement étranger et des sociétés créées entre des acteurs étatiques et non étatiques, à condition qu'elles obtiennent une autorisation et que cette activité figure dans leur objet social.

En outre, le décret prévoit que les personnes morales non étatiques cubaines, préalablement autorisées par le Conseil des Ministres par le biais du Ministère des Transports, pourront importer directement —ou par l’intermédiaire d’entreprises autorisées— les composants nécessaires à l’assemblage ou à la fabrication de cyclomoteurs, motocyclettes, tricycles et automobiles électriques neuves, destinés à leur commercialisation. La norme exige que ces projets incluent des stations de recharge alimentées par des sources d'énergie renouvelables garantissant une couverture totale.

Cependant, les entreprises souhaitant se consacrer à cette activité devront au préalable satisfaire aux exigences technologiques et aux procédures établies par le Ministère des Transports avant de commencer leurs opérations. De plus, seules les entités autorisées par le Ministère du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger pourront importer les ensembles, composants et accessoires destinés à l'assemblage ou à la fabrication de véhicules pour les entreprises préalablement enregistrées par le Ministère des Transports.

La réglementation crée également un Comité d'Évaluation des Médias Automobiles, présidé par le ministre des Transports et composé de représentants de nombreux organismes d'État. Cet organe sera chargé d'approuver les fournisseurs, les marques et les modèles de véhicules qui pourront être commercialisés à Cuba par le biais de l'importation, de l'assemblage ou de la fabrication nationale, en plus de superviser l'application de la politique et de proposer des ajustements.

Comme partie des incitations annoncées, le Gouvernement établit une charge fiscale réduite pour les véhicules électriques assemblés dans le pays. Alors que les véhicules électriques importés seront soumis à un impôt spécial de 5 %, ceux assemblés par des personnes juridiques autorisées seront soumis à un impôt de 3 %. De plus, ceux qui sont commercialisés avec des stations de recharge alimentées par des énergies renouvelables sont exemptés de cet impôt.

Les nouvelles réglementations modifient également le Code de la sécurité routière. Jusqu'à présent, la législation interdisait de construire des véhicules par l'assemblage de pièces et de composants, sauf pour certaines entités étatiques. Avec le Décret-Loi 122, le régime autorise expressément la fabrication et l'assemblage de véhicules à partir de composants acquis légalement, laissant au Conseil des ministres le soin de réguler cette activité.

Une mesure annoncée depuis juin

Les dispositions publiées ce mardi développent l'une des réformes annoncées par le gouvernement cubain lors de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale qui s'est tenue en juin de cette année.

À ce moment-là, les autorités ont annoncé qu'elles assoupliraient les restrictions sur l'importation de véhicules, permettraient l'importation directe de voitures électriques par des particuliers et ouvriraient la possibilité d'assembler des véhicules électriques à Cuba. Cependant, elles n'avaient pas défini les exigences ni le cadre légal pour le faire.

Avec la publication de ces normes, le gouvernement précise ces mesures et établit les conditions selon lesquelles les entreprises d'État, les investisseurs étrangers et certains acteurs économiques non étatiques pourront participer à la fabrication et à l'assemblage de véhicules sur l'île.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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