
Le secrétaire d'État des États-Unis, Marco Rubio, visitera la Colombie, l'Équateur et le Pérou du 8 au 10 septembre, lors d'une tournée que le Département d'État a annoncé ce vendredi comme un effort pour consolider des alliances stratégiques dans la région.
Selon le communiqué officiel, les trois axes de la visite seront le soutien humanitaire à la Colombie à la suite du dévastateur tremblement de terre d'août, la coopération contre le narcoterrorisme et le renforcement des liens commerciaux entre Washington et ses partenaires sud-américains.
En Colombie, Rubio se réunira avec le gouvernement du président Abelardo De la Espriella, qui a pris le pouvoir le 7 août en remplacement de Gustavo Petro, marquant un tournant radical dans la relation bilatérale avec Washington.
Les médias colombiens soulignent, bien que le Département d'État ne l'ait pas encore confirmé officiellement, que la rencontre pourrait se tenir à Barranquilla.
La dimension humanitaire de la visite est urgente : le tremblement de terre de magnitude 7,4 qui a secoué le nord-ouest de la Colombie le 10 août, avec un épicentre à San José del Palmar, Chocó, a fait au moins 294 morts, 320 disparus et 3 935 blessés.
L'agenda de sécurité occupe également une place centrale. La Colombie a récemment adhéré à la Coalition Contre les Cartels des Amériques (A3C), l'alliance militaire initiée par l'administration Trump, devenant ainsi son 19ème membre.
De la Espriella a également autorisé Washington à mener des opérations militaires conjointes contre le narcotrafic sur le sol colombien, comme l'a confirmé le secrétaire à la Guerre américain, Pete Hegseth.
Le commandant du Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), Francis Donovan, s'était déjà rendu en Colombie fin août pour renforcer la coopération militaire avec le nouveau gouvernement, anticipant la visite de Rubio.
En Équateur, le secrétaire d'État rencontrera le président Daniel Noboa pour discuter de la coopération en matière de sécurité et de narcotrafic.
Ce sera la deuxième visite de Rubio à Quito en moins d'un an, période au cours de laquelle les deux pays ont déjà mené deux opérations conjointes contre le crime organisé, a rapporté l'agence EFE.
En Pérou, l'arrêt sera le premier de Rubio en tant que chef de la diplomatie américaine depuis que Keiko Fujimori a prêté serment en tant que présidente constitutionnelle le 28 juillet, entamant un mandat qui s'étendra jusqu'en 2031.
La tournée se déroule à un moment de croissante alignement entre Washington et plusieurs gouvernements latino-américains de droite, un phénomène que l'administration Trump a su exploiter pour étendre sa stratégie de sécurité hémisphérique.
Le Département d'État a souligné que, tout au long du voyage, Rubio réaffirmera « l'engagement de l'administration Trump en faveur d'un hémisphère occidental sûr, prospère et démocratique ».
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