Les voisins de San Juan à Matanzas dénoncent le dangereux délabrement des ponts

Détérioration dangereuse des ponts à MatanzasPhoto © Facebook / Yuni Moliner

Résidents de la communauté de San Juan, dans la ville de Matanzas, ont publiquement dénoncé l'état de détérioration des deux seuls passages qui relient la zone au monde extérieur : un dit pont en fer et un pont piéton, qui, selon leurs descriptions, se trouvent dans des conditions représentant un risque imminent pour ceux qui les empruntent.

La dénonciation, diffusée sur les réseaux sociaux par Yuni Moliner, décrit les deux structures comme des voies indispensables pour entrer et sortir de la communauté, sans alternative possible pour ses habitants.

Les images qui accompagnent la plainte montrent une section de la grille métallique du pont piétonnier affaissée ou effondrée, avec du bois détérioré en dessous et de la végétation poussant entre les éléments structurels, dans un environnement humide et sans entretien visible.

Selon les voisins, la pression de l'eau qui circule sous la structure a contribué à sa dégradation progressive. À cela s'ajoute le vandalisme : des personnes ont retiré des dalles du pavé, aggravant encore les conditions du passage.

Le besoin de cette demande est particulièrement urgent pour ceux qui dépendent le plus de ces ponts : environ 70 enfants de la communauté doivent les traverser chaque jour pour se rendre à l'école rurale Rogelio García López, située à environ deux kilomètres de distance.

«Les enfants doivent traverser ces ponts pour pouvoir se rendre à l'école», souligne la plainte des habitants, qui qualifie la situation de «danger imminent» et exige l'intervention des autorités et des entités responsables.

Les résidents de San Juan n'attendent pas qu'un accident se produise pour que des solutions soient recherchées. Leur appel est préventif : « Réparer, sécuriser et ramener des conditions sûres à ces passages avant que nous ne devions déplorer une tragédie, surtout lorsqu'il s'agit d'enfants qui empruntent quotidiennement cette voie pour se rendre à l'école ».

Le cas s'inscrit dans une crise plus large des infrastructures routières qui touche toute la province. En août de cette année, une section de garde-corps métalliques d'un pont historique à Matanzas a disparu, laissant les personnes âgées et les passants exposés dans ce qui semblait être un acte de vandalisme.

En mai dernier, le pont Lacret Morlot de Versalles était toujours sans avancées dans sa réparation, huit mois après l'annonce d'une intervention urgente, avec des fissures profondes, une erosion due à l'humidité et un ficus envahissant poussant entre ses structures.

Les ponts Giratoire et Belsay, également à Matanzas, restaient hors service en raison d'une corrosion sévère et d'années sans entretien. Le ministre des Transports lui-même, Eduardo Rodríguez Dávila, a reconnu en mai 2025 que le Giratoire présentait un « grave processus de corrosion » sur des éléments structuraux clés.

Datos officiels de mai 2025 indiquaient que parmi 5 914 ponts à Cuba, 74 % étaient évalués comme « bons », un chiffre qui contraste avec les études techniques provinciales : à Sancti Spíritus, 83 % des ponts étaient affectés et 26 % dans un état critique, attribué à un manque d'entretien planifié et à la pénurie de ressources.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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