Les aéroports cubains continuent de manquer de carburant pour les aéronefs jusqu'en octobre

L'aéroport José Martí reçoit un vol de JetBlue (image d'archive)Photo © Facebook Aéroport International José Martí

La Empresa Cubana de Navegación Aérienne (ECNA) maintient des avis aériens officiels qui déclarent l'indisponibilité de carburant Jet A-1 dans 10 aéroports internationaux de l'île.

Ainsi l'a confirmé le communiqué NOTAM publié dans le système officiel de l'aviation cubaine. La restriction, qui a débuté le 31 août, s'étend jusqu'à 04:00 UTC du 1er octobre 2026.

Les avis affectent les aéroports José Martí de La Havane, Juan Gualberto Gómez de Varadero, Jaime González de Cienfuegos, Abel Santamaría de Santa Clara, Ignacio Agramonte de Camagüey, Jardines del Rey de Cayo Coco, Frank País de Holguín, Antonio Maceo de Santiago de Cuba, Sierra Maestra de Manzanillo et Vilo Acuña de Cayo Largo.

Les NOTAM actuels (série A3054 à A3063/26) sont des substitutions de notifications précédentes, ce qui confirme que la pénurie de kérosène aviation était signalée avant le 31 août et que la restriction a été prolongée de manière successive.

La mise en garde n'implique pas la fermeture des aéroports ni l'annulation totale des vols, mais l'impossibilité de ravitailler en Jet A-1 sur le sol. Cela oblige les compagnies aériennes à se ravitailler en carburant supplémentaire à l'aéroport de départ, à effectuer des escales techniques dans des pays tiers ou à annuler directement leurs opérations.

En plus de la crise de combustible, l'aéroport José Martí prévoit une fermeture temporaire entre 23h00 le 21 septembre et 06h40 le 22 septembre pour des travaux de personnel et d'équipements, selon le NOTAM A3277/26.

Problèmes de carburant dans les aéroports cubains

En février 2026, la ECNA a émis le premier avis de cette phase en alertant sur la non-disponibilité de Jet A-1 dans neuf aéroports cubains pendant un mois. La restriction a été prolongée jusqu'en avril et atteint maintenant octobre, avec Cayo Largo ajouté à la liste originale.

La cascade de conséquences pour l'aviation commerciale a été sévère. Plus de onze compagnies aériennes ont suspendu ou réduit leurs opérations vers Cuba, s'accumulant à plus de 1 700 vols annulés en avril 2026.

Air Canada, Iberia, Turkish Airlines, Rossiya, Nordwind, WestJet, Air France et d'autres compagnies ont suspendu ou ajusté leurs itinéraires.

Iberia a annoncé en août qu'elle ne reviendrait pas à La Havane avant juin 2027, après avoir suspendu sa ligne directe Madrid-La Havane en juin.

Pour sa part, la Russie a conditionné la reprise de ses vols à la normalisation complète de l'approvisionnement en kérosène, sans donner de date précise.

La crise a des racines structurelles : l'interruption de l'approvisionnement en pétrole vénézuélien suite à la capture de Nicolás Maduro en janvier 2026, le durcissement des sanctions américaines — y compris un décret présidentiel de Trump imposant des tarifs douaniers contre les pays fournissant du brut à Cuba — et l'incapacité du régime à garantir des importations stables de produits pétroliers.

L'impact frappe directement le tourisme, principale source de devises du pays, ainsi que la connectivité avec des marchés clés tels que le Canada, l'Espagne, la Russie et l'Amérique latine.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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