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Le Service de la citoyenneté et de l'immigration des États-Unis (USCIS) a annoncé ce jeudi de nouvelles augmentations de plusieurs frais d'immigration à partir du 1er janvier 2026, un ajustement en raison de l'inflation qui s'appliquera chaque année en vertu de la loi HR-1, adoptée en 2025.
Bien que l'augmentation semble faible en termes de pourcentage, entre 2 et 10 dollars selon la démarche, elle arrive à un moment particulièrement difficile, étant donné qu'il s'agit du troisième hausse consécutif auquel font face les migrants en moins de deux ans.
Pour des milliers de Cubains qui dépendent du permis de travail, du TPS, de l'asile ou du parole pour stabiliser leur vie aux États-Unis, cette nouvelle se ressent comme un fardeau supplémentaire sur une échelle qui ne cesse de se dresser.
À première vue, l'augmentation annoncée pour 2026 semble modérée. Le permis de travail pour les demandeurs d'asile ou de TPS passe de 550 à 560 dollars, et les renouvellements passent de 275 à 280 dollars. La demande de TPS augmente de 500 à 510 dollars, et les frais d'asile, actuellement suspendus par une ordonnance judiciaire, passent de 100 à 102 dollars.
Pero cette augmentation intervient sur des tarifs qui avaient déjà été augmentés en 2024 et 2025 :
2024 : le premier choc
C'était la première augmentation depuis 2016. USCIS a augmenté, par exemple :
- La résidence permanente : de 1 225 à 1 440 dollars.
- Le permis de travail : de 495 à 520 dollars (en ligne il coûtait 470).
- La naturalisation : de 640 à 710 dollars en ligne, et jusqu'à 760 sur papier.
De plus, selon la nouvelle règle, le permis de travail et le permis de voyage ne sont plus inclus dans les frais de résidence, faisant monter le coût total au-delà de 2 000 dollars.
2025 : la phase la plus difficile
Avec l'approbation de la loi HR-1 sous l'administration Trump, est arrivé le coup de grâce :
- Les appels migratoires sont passés de 110 à 900 dollars.
- La résidence a augmenté à 1 500 dollars uniquement pour la demande.
- Le pardon I-601 s'élève à 1 050 dollars.
- Reouvrir une affaire au tribunal coûte maintenant 5 200 dollars.
- Demander une autorisation a atteint 1 000 dollars, une taxe obligatoire lors de la réception de l'approbation.
Inclus les formalités auparavant gratuites, telles que certaines parties du Parole in Place, ont cessé de bénéficier d'exemptions.
L'avocat Willy Allen l'a alors averti : "Comme les choses vont devenir chères ! Beaucoup de personnes vont perdre leurs asiles."
Aujourd'hui, les augmentations de 2026 se ressentent comme la continuation de cette escalade.
USCIS confirme : les augmentations seront annuelles
L'avis publié dans le Registre fédéral explique qu'à partir de 2026, les tarifs augmenteront automatiquement chaque année en fonction de l'inflation, pour la période de juillet 2024 à juillet 2025 cette fois, comme l'exige la loi HR-1.
Cela signifie que le système migratoire est entré dans une logique d'augmentations permanentes, où les coûts ne dépendent plus d'études tarifaires occasionnelles, mais de la simple progression de l'indice des prix.
Qui sera impacté en 2026 ?
Les nouvelles augmentations s'appliquent aux démarches suivantes :
- Permis de travail pour les demandeurs d'asile, TPS ou parole (initial et renouvellements).
- Demande de TPS.
- Demande d'EAD liée au parole ou au re-parole.
- Tarif annuel d'asile (si l'ordre judiciaire est levé).
Les tarifs ne sont pas augmentés pour :
- I-589 pour demander l'asile.
- Renouvellements de l'EAD pour les demandeurs d'asile.
- I-360 pour les mineurs immigrants spéciaux.
L'année 2026 commence à se dessiner, et elle indique déjà que se regulariser coûtera plus cher. Et qu'après deux ans d'augmentations considérables, toute somme additionnelle pèse double sur les porte-monnaie, et sur l'espoir, de ceux qui tentent de construire une nouvelle vie aux États-Unis.
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