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Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé ce vendredi qu'il parlera bientôt avec le dirigeant du Venezuela, Nicolás Maduro, bien qu'il ait refusé de donner des détails sur le contenu de cette conversation.
"Je parlerai avec lui dans un avenir proche. Je ne peux pas te dire quoi, mais j'ai quelque chose de très spécifique à dire," a déclaré Trump lors d'une interview avec Brian Kilmeade de Fox News.
Le président a assuré que les États-Unis seront "très impliqués" dans la situation, bien qu'il n'ait pas donné de détails.
Il a indiqué qu'il avait été informé sur les options concernant des opérations militaires au sein du Venezuela, mais ses mots semblaient laisser ouverte la possibilité d'un rapprochement diplomatique, espérant que la pression américaine puisse contraindre Maduro à démissionner sans avoir recours à une action militaire directe.
Ce n'est pas la première fois que le chef de la Maison Blanche évoque un éventuel dialogue avec Maduro.
Dimanche dernier, il a anticipé qu'il "probablement" aurait une conversation avec lui "à un moment donné".
"Il est possible que nous parlions, que nous ayons des conversations avec Maduro. Nous verrons comment cela se passe. Ils aimeraient discuter", a déclaré depuis l'aéroport de West Palm Beach, en Floride.
Pour sa part, Maduro a répondu en soulignant qu'il serait prêt à engager un dialogue avec Trump.
"Quiconque souhaite parler avec le Venezuela le fera face à face", a déclaré le dictateur à la télévision d'État.
"Ce n'est qu'à travers la diplomatie que les pays et les gouvernements libres doivent se comprendre, et ce n'est qu'à travers le dialogue qu'ils doivent chercher des points communs sur des sujets d'intérêt mutuel", a-t-il souligné.
La tension dans la région a augmenté depuis que les États-Unis ont commencé à attaquer des embarcations présumément impliquées dans le trafic de drogue, tant dans les Caraïbes que dans le Pacifique, ce qui a entraîné le naufrage de 22 bateaux et 83 morts.
À cela s'ajoute le déploiement de plus d'une dizaine de navires de guerre et de 15 000 soldats américains dans la région, dans le cadre de l'opération dénommée "Lance du Sud" par le Pentagone.
Le lundi 24 novembre prochain, la désignation du soi-disant Cartel de los Soles en tant qu'Organisation Terroriste Étrangère (FTO, en anglais) entrera en vigueur.
Cette mesure permet l'application de sanctions financières et diplomatiques, telles que le gel des avoirs, et a été utilisée comme prétexte pour justifier des actions militaires contre des navires dans les Caraïbes et le Pacifique.
L'incertitude persiste quant à savoir si l'administration Trump ordonnera des opérations militaires directes sur le territoire vénézuélien et sur le moment où une décision concrète sera prise.
Pendant ce temps, la tension et l'augmentation de la pression américaine créent un climat d'attente et de préoccupation concernant la stabilité dans la région.
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