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Le Ministère des Affaires étrangères d'Espagne a rappelé ce mardi que le 22 octobre 2025 est la date limite pour bénéficier de la Loi sur la Mémoire Démocratique, connue populairement sous le nom de Loi des Petits-enfants, qui a permis à des centaines de milliers de descendants d'Espagnols de demander la nationalité.
Le 22 octobre 2025, à 23h59 (heure locale), le délai pour demander la nationalité espagnole conformément à la Loi 20/2022 du 19 octobre relative à la Mémoire Démocratique (LMD) prendra fin. Il ne sera plus possible de prendre rendez-vous pour demander la nationalité espagnole via notre plateforme informatique, a indiqué le ministère dans une note publiée sur son site officiel.
Le communiqué du Consulat d'Espagne à La Havane a précisé que seules les personnes ayant obtenu un justificatif avec une signature électronique —Code Securisé de Vérification (CSV)— auront le droit garanti à un rendez-vous en personne. En revanche, celles ayant reçu des refus de credentials ou n'ayant pas encore le CSV devront se réinscrire avant la date limite.
Plus de 414 000 bénéficiaires, mais des milliers attendent encore
Selon le journal espagnol La Región, jusqu’au 31 juillet, 875 000 demandes de nationalité ont été présentées selon la Loi sur la Mémoire Démocratique, parmi lesquelles plus de 414 000 ont déjà été approuvées.
Une quatrième provient d'Argentine (185,000 à Buenos Aires, 75,000 à Rosario et 60,000 à Córdoba), tandis que Cuba occupe la deuxième place avec plus de 108,000 demandes. On remarque également São Paulo (76,000) et le Mexique.
La directrice générale des Espagnols à l'étranger, Carolina de Manueles, a reconnu que le nombre de demandes égalait celui des demandes de rendez-vous dans de nombreux consulats, ce qui a entraîné des goulets d'étranglement et des retards.
Dénonciations à Cuba : « Nous nous sentons sans défense »
Meanwhile, in Cuba, discontent is growing. Dozens of descendants of Spaniards have sent letters to our editorial office denouncing problèmes techniques, retards et arbitraires dans le système de credentials du Consulat à La Havane.
Dans l'une des plaintes formelles, un demandeur souligne que le système “a placé des milliers de demandeurs dans une situation de vulnérabilité et d'impuissance”, en attribuant des identifiants de manière arbitraire, en supprimant des dossiers sans explication et en ne garantissant pas la migration des demandes vers le nouveau système.
La lettre avertit que la situation a provoqué “anxiété, préjudices économiques, dommages à la santé et une vulnérabilité extrême”, car beaucoup craignent d'être exclus du processus lorsque le délai expirera.
Les requérants exigent un canal de communication efficace, l'émission immédiate d'accusés de réception, le respect de l'ordre chronologique et une prorogation exceptionnelle qui évite de laisser des milliers de familles en dehors de la citoyenneté espagnole.
Reclamo collectif : « Le système saute des tours »
Un deuxième document, signé collectivement par des demandeurs cubains, dénonce que la plateforme de rencontres “salta turnos” attribue des créneaux à des personnes qui se sont enregistrées après, tandis que de nombreux dossiers précédents restent sans réponse.
Nous nous sentons discriminés et non protégés par rapport à d'autres consulats où le processus avance plus rapidement, comme à Buenos Aires, expriment-ils dans la lettre. Ils soulignent également les rejets arbitraires de diplômes et l'absence de transparence dans le système.
Le recours demande des actions urgentes afin qu'aucune demande faite avant le 22 octobre ne soit exclue, rappelant que dans des milliers de foyers cubains, la possibilité d'accéder à la nationalité espagnole dépend de la régularisation de cette procédure.
A moins d'un mois de la clôture, le compte à rebours maintient en haleine des milliers de Cubains. Alors que l'Espagne se vante des plus de 400 000 bénéficiaires de la Loi des Petits-fils, sur l'île, de nombreux descendants dénoncent que, loin d'être un processus juste et transparent, la bureaucratie et les défaillances du système menacent de tronquer un droit qui, pour beaucoup, représente non seulement des liens du sang, mais aussi un avenir différent.
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