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Le régime vénézuélien a accusé ce dimanche les États-Unis de vouloir s’approprier les « vastes réserves pétrolières » du pays.
Dans une lettre adressée au Secrétaire Général de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) et aux pays membres (OPEP+), Maduro a accusé Trump de vouloir s'approprier le pétrole vénézuélien “par le biais de l'usage de la force militaire létale”.
«Le monde connaît très bien les conséquences néfastes générées dans d'autres pays producteurs de pétrole, à la suite des interventions militaires des États-Unis d'Amérique et de leurs alliés», peut-on lire dans la lettre adressée à Haitham Al Ghais.
« Le Venezuela restera ferme dans la défense de ses ressources naturelles énergétiques et ne cèdera à aucun type de chantage ou de menace », ajoute-t-il.
Maduro demande aux pays membres de l'OPEP de l'aide pour stopper une « agression qui se prépare avec de plus en plus de force et menace sérieusement les équilibres du marché énergétique international ».
Appel avec Trump
Ce dimanche, le président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé qu'il avait eu une conversation téléphonique avec Maduro, au milieu de la plus grande escalade de tensions entre Washington et Caracas depuis des années. La révélation a eu lieu à bord de l'Air Force One, lors d'un échange informel avec des journalistes.
Lorsque l'on lui a demandé directement s'il avait parlé avec Maduro, comme l'a révélé The New York Times, Trump a répondu par un simple : “La réponse est oui.” Puis, lorsqu'on lui a demandé des détails sur la conversation, il a évité de les qualifier : “Je ne dirais pas que c'était un bon ou un mauvais appel ; c'était juste un appel.”
Bien qu'il ait refusé de se pencher sur le contenu de l'échange, le chef de l'État a maintenu son message de pression contre Caracas. Interrogé sur les raisons pour lesquelles la Maison Blanche considère l'espace aérien au-dessus du Venezuela comme fermé, Trump a été catégorique : « Parce que nous considérons le Venezuela comme un pays pas très ami. »
Il a affirmé, sans présenter de preuves, que des "millions" de Vénézuéliens sont arrivés aux États-Unis en provenance de "prisons, de gangs et de réseaux de narcotrafic", et a assuré que beaucoup d'entre eux "ne devraient pas être dans notre pays".
L'appel secret et le climat de tension maximale
La confirmation publique du contact arrive après que deux enquêtes de The New York Times et Infobae aient révélé que Trump et Maduro ont parlé le week-end dernier.
Alors que la première version indiquait que les deux ont discuté de la possibilité d'une rencontre sur le territoire américain, le rapport élargi de Infobae affirme que la Maison Blanche a fermement nié toute intention de réunion.
Selon ce média, Trump aurait lancé un ultimatum : Maduro et son entourage le plus proche doivent quitter Caracas, une exigence qui inclurait Diosdado Cabello, Vladimir Padrino López et les frères Delcy et Jorge Rodríguez.
heures après l'appel, Washington a désigné ce qu'on appelle le Cartel de los Soles comme Organisation Terroriste Étrangère (FTO), permettant d'élargir les opérations militaires et financières contre la direction chaviste.
« Rien n'est lisible », mais la pression militaire se poursuit
Lors de l'échange avec des journalistes, Trump a demandé de "ne pas trop lire" sur la possibilité d'une attaque imminente contre le Venezuela. Cependant, ses propos contrastent avec le climat de tension dans la région.
Depuis septembre, les États-Unis ont mené des dizaines de bombardements contre des navires dans les Caraïbes, et le président lui-même a anticipé que les opérations pourraient bientôt s'étendre à des cibles terrestres.
«Le terrain est plus facile», a-t-il déclaré récemment, soulignant qu'aucune option n'est à exclure.
Fuentes citées par Reuters assurent également que la CIA a intensifié ses opérations secrètes pour préparer des « options de transition politique », tandis que le Pentagone maintient un blocus naval au large des côtes vénézuéliennes.
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