Secousse mondiale : Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organismes internationaux



Trump a ordonné le retrait des États-Unis de 66 organismes internationaux. La mesure concerne 35 organisations non membres de l'ONU et 31 entités du système des Nations Unies.

Trump signant dans le bureau ovale, illustration non réellePhoto © CiberCuba

Le président Donald J. Trump a signé ce mercredi un mémorandum présidentiel qui ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales.

Selon le document, ces organisations “ne servent plus les intérêts américains”. La directive demande aux agences fédérales de prendre “des mesures immédiates” pour concrétiser le retrait “dès que possible” et précise que la décision est basée sur un examen précédemment ordonné par la Maison Blanche.

La mesure inclut 35 organisations non membres de l'ONU et 31 entités du système des Nations Unies. 

"Beaucoup de ces organismes promeuvent des politiques climatiques radicales, une gouvernance mondiale et des programmes idéologiques qui entrent en conflit avec la souveraineté et la puissance économique des États-Unis", dit le texte.

Y ajoute : "Les contribuables américains ont dépensé des milliards de dollars dans ces organisations avec peu de résultats, tandis qu'elles critiquent souvent les politiques américaines, promeuvent des agendas contraires à nos valeurs ou gaspillent l'argent des contribuables en prétendant aborder des questions importantes sans obtenir de résultats concrets."

Selon le mémorandum, la mesure découle de l'Ordre Exécutif 14199 (émis le 4 février 2025), qui a demandé au secrétaire d'État — en consultation avec le représentant des États-Unis auprès de l'ONU — d'examiner toutes les organisations internationales intergouvernementales auxquelles participe les États-Unis, ainsi que les conventions et les traités, afin de déterminer lesquels seraient "contraires" à l'intérêt national.

Trump affirme qu'il a déjà examiné le rapport du secrétaire d'État et, après délibération avec son cabinet, a conclu que il est contraire aux intérêts du pays de continuer à participer ou à apporter du soutien aux entités listées.

Dans le cas des entités liées aux Nations Unies, le retrait implique d'arrêter de participer ou de les financer "dans la mesure permise par la loi". Il ajoute que l'examen des "autres conclusions" du secrétaire d'État "se poursuit".

Le mémorandum énumère 35 organisations non membres de l'ONU, parmi lesquelles le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), l'Agence internationale de l'énergie renouvelable (IRENA), l'Alliance solaire internationale, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Forum mondial sur la migration et le développement, le Forum mondial contre le terrorisme, le Centre international d'études pour la préservation et la restauration des biens culturels, et la Commission de Venise du Conseil de l'Europe, en plus d'autres plateformes et accords listés dans le document.

Aussi, la liste de 31 entités du système des Nations Unies dont les États-Unis se retireront, comprend des composants du Département des affaires économiques et sociales, plusieurs commissions régionales du ECOSOC, la Commission du droit international, le Centre du commerce international, des bureaux du secrétaire général liés à l'enfance et aux conflits armés ainsi qu'à la violence sexuelle dans les conflits.

Se incluent également la Commission de consolidation de la paix et son fonds, l'Alliance des civilisations, la CNUCED, le Fonds des Nations Unies pour la démocratie, ONU Femmes, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ONU-HABITAT, le Fonds des Nations Unies pour la population, le Registre des armes conventionnelles, ONU-Eau et l'Université des Nations Unies, parmi d'autres détaillées dans la liste.

Para la mise en œuvre, le mémorandum prévoit que le secrétaire d'État émette "l'orientation supplémentaire" nécessaire aux agences, et autorise et ordonne au secrétaire lui-même de publier le mémorandum dans le Registre fédéral.

Le texte souligne également qu'il sera appliqué conformément à la législation en vigueur et sous réserve de la disponibilité des fonds, et qu'il ne crée pas de droits pouvant être exigés contre le gouvernement.

La décision intervient dans un contexte diplomatique de haute tension.

Un jour avant, les États-Unis se sont présentés devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour rejeter les accusations de "guerre" ou "d'occupation" suite à l'arrestation de Nicolás Maduro, lors d'une séance marquée par des échanges avec la Russie et la Chine.

L'ambassadeur américain auprès de l'ONU, Mike Waltz, a affirmé qu'il n'y avait pas de « guerre » contre le Venezuela ni d'occupation, mais une opération « de caractère policier » contre une figure que Washington considère comme illégitime et liée au narcotrafic.

Le secrétaire d'État Marco Rubio a nié que les États-Unis soient "en guerre contre le Venezuela" et a décrit l'opération comme une action "légale et limitée" de "respect de la loi", liée à des accusations de trafic de drogue et de criminalité organisée.

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