
Vidéos associées :
La Doctrina Donroe tire son nom de la combinaison entre Donald (pour Donald Trump) et Monroe (pour James Monroe), le président américain qui a proclamé en 1823 que « l'Amérique appartient aux Américains ».
Deux siècles plus tard, Trump a ressuscité cette idée sous une version plus dure et directe. Les États-Unis réaffirment leur domination dans l'hémisphère occidental, et Cuba est dans le collimateur.
De la Doctrine Monroe à la Doctrine Donroe
La Doctrina Monroe est née en 1823 avec un message simple : l'Europe devait rester en dehors de l'Amérique.
Son objectif était de protéger l'indépendance des nouvelles républiques et d'éviter la recolonisation. À cette époque, les États-Unis commençaient à peine à se consolider en tant que nation après leur indépendance et la guerre contre la Grande-Bretagne, mais montraient déjà des ambitions hémisphériques.
Au cours du XXe siècle, la doctrine a évolué avec le Corollaire Roosevelt, qui a autorisé Washington à intervenir en Amérique latine pour “maintenir l'ordre”.
Plus tard, avec Eisenhower et la théorie du domino, cela a servi à lutter contre le communisme et à intervenir dans des pays comme le Nicaragua, Cuba, le Guatemala, le Chili ou la Grenade. L'Amérique latine est devenue le « jardin arrière » des États-Unis.
Trump ravive et transforme la doctrine
Dans son second mandat, Donald Trump a proclamé dans la Stratégie de Sécurité Nationale 2025 que les États-Unis “feront respecter la Doctrine Monroe pour restaurer leur prééminence dans l'hémisphère occidental”.
Le New York Post a baptisé cette nouvelle version “Doctrine Donroe”, un mélange de son nom et de celui de Monroe. Trump l'a embrassée avec fierté et a déclaré : “Nous l'avons surpassée ; maintenant, c'est la Doctrine Donroe.”
Son essence est de réaffirmer l'autorité des États-Unis sur l'Amérique, de combattre le trafic de drogue et l'immigration illégale, de contenir la Chine et la Russie, et de maintenir une présence militaire là où cela est nécessaire.
En mots du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth : « L'Amérique peut projeter sa volonté où et quand elle le souhaite ».
Venezuela, le premier laboratoire
La Opération Absolute Resolve a marqué le début de la Doctrine Donroe. En janvier 2026, des forces américaines ont capturé Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, à Caracas.
Washington a annoncé qu'il “gouvernera” le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition démocratique soit achevée, tandis que Delcy Rodríguez a pris des fonctions intérimaires sous supervision américaine.
Le cas vénézuélien est la première application pratique du nouveau corollaire trumpiste qui se caractérise par la force, le contrôle et les récompenses pour les alliés.
Des pays comme l'Argentine, El Salvador, l'Équateur et le Guatemala bénéficient d'avantages économiques et commerciaux en échange de leur soutien.
Cuba, le prochain objectif
Après la chute du chavisme, Cuba se profile comme le dernier bastion de l'axe anti-américain en Amérique latine.
Trump et Marco Rubio estiment que le régime de La Havane est le noyau de la déstabilisation régionale, en raison de son influence sur le Venezuela et le Nicaragua.
Analystes soulignent que la Doctrine Donroe prépare le terrain pour une pression totale sur Cuba. Les axes principaux sont : l'isolement diplomatique, la coupure de l'approvisionnement en pétrole, des sanctions contre GAESA et des actions clandestines qui pourraient accélérer une transition.
Tandis que le castrisme craint un changement forcé, l'opposition et l'exil observent avec espoir une possible fin du système communiste après plus de 60 ans de répression sur l'île.
En words of the Secretary of State, Marco Rubio: "L'Amérique est notre quartier, et nous allons le protéger."
La Doctrine Donroe est, en essence, le retour du pouvoir américain dans l'hémisphère… et Cuba est au centre du dispositif.
Archivé dans :