Vente de Santiago de Cuba du navire de combustible M/T Caribbean Alliance



M/T Caribbean Alliance, image d'archivePhoto © Vessel Finder

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Le navire M/T Caribbean Alliance, battant pavillon panaméen, a quitté ce dimanche le port de Santiago de Cuba en direction du port du Mariel, un mouvement qui a de nouveau suscité la curiosité sur les réseaux concernant le trafic de pétroliers autour de l'île en pleine crise de carburant.

Selon les informations partagées que l'on peut voir sur le site Vessel Finder, le pétrolier serait arrivé le 5 février à Santiago de Cuba et aurait maintenant quitté le port en direction de Mariel.

Les publications de l'utilisateur Joankelin Sánchez ont attiré l'attention sur le M/T Caribbean Alliance, qui était parti en septembre depuis le Mariel et n'est arrivé à Santiago de Cuba que le 5 février.

Le trajet —selon l'internaute lui-même— prendrait normalement environ trois jours, mais dans ce cas, il aurait duré plus de quatre mois.

Dans un autre de ses messages, Sánchez a indiqué que le navire se trouvait à Santiago avec 90 % de charge et un tirant d'eau de 8,1 mètres (sur un maximum de 9), des données qu'il attribue aux traceurs maritimes.

À partir de là, il a souligné comme "curieux" le long intervalle entre le départ et l'arrivée, bien qu'il n'ait pas donné d'explication confirmée sur les causes du retard.

Le suivi citoyen de ces mouvements s'est intensifié dans les premiers jours de février, lorsque plusieurs rapports concernant des pétroliers dans des ports cubains ont suscité un intérêt public inhabituel dans un contexte de crise du combustible à Cuba.

Dans ce contexte, le cas du M/T Caribbean Alliance est devenu l'un des plus commentés en raison du contraste entre ce qui semble être un trajet court et le temps enregistré par les traqueurs.

Le navire est un pétrolier construit en 2006 (20 ans d'ancienneté) et navigue actuellement sous pavillon du Panama. Il est décrit par Vessel Finder comme un tanker pour produits pétroliers.

Capture d'écran

Depuis janvier 2026, Cuba traverse un nouveau chapitre de sa crise prolongée du carburant, qui a conduit à des mesures d'urgence et à un mécontentement social croissant.

Le gouvernement a annoncé la suspension des ventes de carburant en pesos cubains et la restriction de l'offre aux modalités en dollars.

La mesure répond à la "pénurie aiguë" de combustibles et met en évidence le manque de réserves ainsi que la précarité du système de distribution.

No obstante la crise, le Premier ministre Manuel Marrero Cruz a assuré que « Cuba ne s'arrête pas, ne s'immobilise pas », lors d'une intervention extraordinaire diffusée par la télévision d'État.

Le dirigeant a exhorté à maintenir la production et les services de base par des “décisions contrôlées” et a annoncé des mesures pour faire face à la pénurie énergétique et promouvoir les sources d'énergie renouvelable.

Les déclarations officielles ont été accueillies avec scepticisme par une population frappée par des coupures de courant et des restrictions de mobilité.

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