Les États-Unis exigent du Venezuela la remise de Nicolás Maduro Guerra et de huit autres hauts responsables chavistes



Diosdado Cabello et Nicolás Maduro GuerraPhoto © Facebook

La présidence de Donald Trump aurait intensifié sa pression sur le régime vénézuélien, avec une exigence formelle de coopération dans les enquêtes que le gouvernement américain mène contre des hauts dirigeants du chavisme, parmi lesquels le fils de Maduro, Nicolás Maduro Guerra, et huit autres fonctionnaires clés.

L'offensive diplomatique et judiciaire de Washington s'inscrit dans une campagne plus large contre ce qu'il considère comme un réseau criminel international incluant le narcotrafic, le narco-terrorisme et la corruption au sein de la structure de l'ancien gouvernement de Caracas, selon le média ABC.

Après l'opération militaire américaine du 3 janvier 2026, au cours de laquelle des forces spéciales ont capturé Nicolás Maduro et la première dame Cilia Flores à Caracas, les ayant transférés à New York pour faire face à des accusations fédérales, la Maison Blanche a intensifié le ton contre d'autres proches du chavisme.

Parmi les exigences de Washington envers le gouvernement dirigé maintenant par Delcy Rodríguez, se trouve le député et figure éminente du chavisme, Nicolás Maduro Guerra, connu sous le nom de « Nicolasito », qui a rejeté les accusations et reste actif dans la politique vénézuélienne depuis l'Assemblée nationale.

Maduro Guerra, âgé de 35 ans, fait face à des accusations de collaboration avec des réseaux de narcotrafic liés à des cartels internationaux.

En plus de "Nicolasito", l'administration américaine cherche la coopération de huit autres hauts officiers accusés par le Département de la Justice en raison de leur présumée participation à des crimes graves ayant directement affecté les intérêts de sécurité et de justice des États-Unis.

Cependant, la Constitution vénézuélienne interdit l'extradition de nationaux, ce qui complique toute tentative formelle de transférer ces individus devant une cour américaine.

Face à cette barrière légale, la Maison Blanche a exhorté le gouvernement du Venezuela, désormais dirigé par la présidente par intérim Delcy Rodríguez, à collaborer avec les enquêtes par le biais de mécanismes alternatifs d'assistance judiciaire et de fourniture d'informations qui pourraient faciliter des poursuites ou des sanctions sans nécessiter d'extradition directe.

L'exigence de Trump se produit dans un contexte de relations bilatérales fragiles entre Washington et Caracas après l'intervention et la capture de Maduro.

Le gouvernement américain a justifié ces actions comme faisant partie de sa lutte contre le narcotrafic transnational et le terrorisme, décrivant les personnes impliquées comme des menaces significatives pour la sécurité régionale et la stabilité hémisphérique.

Pour sa part, des figures du régime vénézuélien ont qualifié les demandes de Washington d'ingérences et ont rejeté toute violation de la souveraineté nationale.

Maduro Guerra, depuis Caracas, a promu sa narration de résistance et de dénonciation contre ce qu'il appelle une "intervention extérieure" qui affecte le droit international et l'autodétermination du Venezuela.

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