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Le prix du pétrole a connu une forte chute sur les marchés internationaux ce mardi, après que le président des États-Unis, Donald Trump, ait laissé ouverte la possibilité d'engager des conversations avec l'Iran au milieu de l'escalade militaire actuelle au Moyen-Orient.
Le signe d'un possible dialogue a temporairement réduit la tension entre les investisseurs et a provoqué une correction brutale des cotations du pétrole, qui avaient fortement augmenté en raison de la crainte d'une crise d'approvisionnement.
L'un des indicateurs clés pour mesurer le prix du pétrole dans le monde est le Brent. Ce type de brut est principalement extrait de la mer du Nord et sert de référence pour fixer le prix d'environ deux tiers du pétrole qui se négocie à l'échelle internationale.
Sa cotation est suivie de près par les gouvernements, les entreprises énergétiques et les marchés financiers, car elle reflète la situation mondiale de l'offre et de la demande en énergie.
Après avoir dépassé les 120 dollars le baril durant la journée de lundi, le Brent a chuté de plus de 10 % ce mardi, se plaçant sous la barre des 90 dollars.
Le West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, a également enregistré des baisses proches de 11 %, précisément de 10,8 %.
D'autre part, il y a également eu une baisse du prix du gaz. La référence européenne, le contrat TTF négocié aux Pays-Bas, recule de 16 % pour atteindre 47 euros par mégawattheure.
Le retournement sur les marchés s'est produit après que Trump ait déclaré dans une interview avec Fox News qu'il est possible d'engager des conversations avec l'Iran, bien qu'il ait conditionné toute négociation aux termes proposés par Téhéran.
« J'ai entendu dire qu'ils ont très envie de parler », a indiqué le dirigeant.
Trump, lundi soir, a lancé l'une de ses avertissements les plus sévères contre l'Iran en menaçant de riposter militairement de manière dévastatrice si ce pays tentait de bloquer le détroit d'Ormuz, l'une des routes les plus importantes pour le transport mondial de pétrole.
Toutes ces déclarations interviennent dans le cadre de l'opération militaire conjointe des États-Unis et d'Israël contre des cibles iraniennes, une offensive que Washington a justifiée comme une mesure visant à freiner le programme nucléaire de la République islamique.
Malgré la récente baisse du prix du pétrole, les analystes avertissent que la volatilité continuera de dominer le marché énergétique tant que l'incertitude concernant l'évolution du conflit militaire et la sécurité de l'approvisionnement mondial en combustible persistera.
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