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Cuba commence à se présenter comme un front stratégique moins risqué pour Washington que le conflit avec l'Iran, alors que l'administration du président Donald Trump évalue différents scénarios de politique extérieure.
Selon un article d'opinion publié par ABC et signé par José M. de Areilza, Trump lui-même a évoqué une possible prise “amicale de Cuba”, une approche qui, selon sa vision, pourrait s'avérer politiquement plus avantageuse et moins risquée qu'une escalade militaire au Moyen-Orient.
Le mandataire a abordé le sujet lors d'une réunion tenue il y a quelques jours dans son club de golf de Doral, en Floride, avec des représentants de douze pays ibéro-américains.
Lors de cette rencontre, des défis communs en matière d'immigration et de sécurité régionale ont été discutés.
Selon l'analyse, les premiers mouvements liés à cette stratégie auraient déjà été initiés et pourraient s'accélérer si Trump décide de déclarer victoire sur le front iranien et de rechercher un cessez-le-feu, à condition que le régime des ayatollahs réduise les tensions dans la région.
L'article soutient que le schéma selon lequel les États-Unis projettent leur influence sur Cuba suivrait un scénario similaire à celui appliqué au Venezuela après la chute du gouvernement de Nicolás Maduro le 3 janvier.
Dans ce modèle, la première phase se concentrerait sur la garantie de l'ordre interne et la protection des intérêts économiques américains avant de promouvoir des changements politiques.
En ce processus, le secrétaire d'État Marco Rubio serait en train de diriger des conversations avec l'entourage de Raúl Castro, toujours considéré comme une figure de référence au sein du pouvoir sur l'île.
Parmi les interlocuteurs mentionnés figure Raúl Rodríguez Castro, petit-fils et garde du corps du leader historique cubain, connu sous le nom de « El Cangrejo », qui agirait comme un canal pour protéger les intérêts de la famille et jouerait éventuellement un rôle dans une transition politique.
Pendant ce temps, la situation interne à Cuba reste marquée par des coupures de courant, des manifestations et des arrestations de personnes qui réclament la liberté dans les rues de La Havane, au milieu d'une crise énergétique aggravée par la disparition de l'approvisionnement pétrolier vénézuélien.
L'analyse conclut que, malgré les convictions démocratiques de Rubio et son identification avec ceux qui réclament des changements politiques sur l'île, le secrétaire d'État doit s'adapter à l'approche stratégique tracée par Trump dans la gestion du dossier cubain.
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