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Le président des États-Unis, Donald Trump, a averti qu'il pourrait ordonner le déploiement d'agents du Service de l'immigration et du contrôle des douanes dans les aéroports si le Sénat ne parvient pas à approuver un accord pour financer le Département de la sécurité intérieure, au milieu d'un fermeture partielle qui impacte déjà le système aéroportuaire.
Selon l'agence AP, l'avertissement survient après plusieurs jours de négociations infructueuses au Congrès, où le désaccord entre les républicains et les démocrates a empêché l'avancement d'une loi de financement, laissant des milliers de travailleurs fédéraux sans salaire.
Trump a assuré que les agents de l'ICE seraient prêts à assumer des fonctions à partir de lundi, au cas où le blocage législatif se poursuivrait.
Le chef de l'État a suggéré que cette mesure permettrait de renforcer la sécurité dans les aéroports et d'avancer dans l'interception des immigrants en situation irrégulière dans les terminaux.
L'annonce intervient à un moment où l'Administration de la sécurité des transports fait face à une pression opérationnelle croissante.
La plupart de ses employés continuent de travailler sans être rémunérés, ce qui a entraîné une augmentation de l'absentéisme et a contraint à la fermeture temporaire de certains points de contrôle dans des aéroports clés.
En conséquence, dans plusieurs terminaux du pays, de longues files d'attente et des retards significatifs ont été signalés, les passagers arrivant avec plusieurs heures d'avance pour éviter de rater leurs vols.
La situation a déclenché des alertes quant à la capacité du système à maintenir des niveaux adéquats de sécurité et d'efficacité.
Le plan d'incorporer l'ICE dans les aéroports soulève également des questions sur la manière dont cela s'intégrerait avec les fonctions de la TSA, chargée d'inspecter les passagers et les bagages.
Jusqu'à présent, la Maison Blanche n'a pas précisé comment les deux agences seraient coordonnées ni l'étendue exacte des nouvelles missions.
En arrière-plan du conflit se trouvent les divergences concernant la politique migratoire.
Les démocrates ont conditionné leur soutien au financement à des changements dans les procédures des agences fédérales, tandis que les républicains insistent pour approuver le budget complet sans modifications substantielles.
Trump a tenu responsable l'opposition pour le manque d'accord et a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité dans les aéroports et aux frontières.
En parallèle, des législateurs des deux partis maintiennent des conversations pour tenter de débloquer la situation, bien qu'il n'y ait pas de signes clairs d'un consensus immédiat.
Alors que les négociations se poursuivent, l'impact de la fermeture partielle s'étend et menace d'aggraver les difficultés dans le transport aérien, augmentant ainsi la pression politique à Washington pour parvenir à une solution à court terme.
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