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Le journal américain The Wall Street Journal a déclaré ce jeudi que le communisme cubain traverse sa phase finale après des décennies soutenues par des subventions externes, tandis que la crise économique interne et la pression politique du gouvernement des États-Unis mettent en lumière la fragilité du système.
Dans l'article Cuban Communism’s Long Goodbye (Le long adieu du communisme cubain), la chroniqueuse Peggy Noonan soutient que le système politique instauré par le dictateur Fidel Castro (1926-2016) traverse une phase de déclin irréversible des décennies après la fin de la Guerre froide.
Le texte souligne que, alors que la majeure partie du monde a tourné la page de ce chapitre historique il y a 35 ans, Cuba reste l'un de ses derniers vestiges politiques.
Selon l'auteure, la crise économique et sociale actuelle de l'île reflète l'épuisement d'un modèle qui a réussi à survivre pendant des décennies grâce à des subventions externes, d'abord de l'Union soviétique puis du Venezuela.
La colonne décrit une île frappée par des coupures de courant récurrentes, une pénurie généralisée de nourriture, de médicaments et de carburant, ainsi qu'un déclin croissant des conditions de vie de la population.
Dans ce contexte, l'auteure soutient que l'héritage politique du castrisme montre des signes clairs de décomposition.
Noonan mentionne également la récente réunion plénière du Comité central du Parti communiste de Cuba (décembre 2025) comme preuve d'un appareil politique déconnecté de la réalité sociale du pays et sans réponses claires face à la profondeur de la crise.
L'analyse s'arrête également sur la politique étrangère des États-Unis envers l'île. La chroniqueuse critique la stratégie de normalisation poussée pendant l'administration de Barack Obama entre 2014 et 2016, considérant qu'elle a accordé au régime cubain un soulagement diplomatique et économique sans provoquer de changements structurels dans le système politique.
En contraste, l'article présente la politique de pression orchestrée par le président Donald Trump comme une opportunité d'accélérer les transformations sur l'île.
Selon l'argument présenté, des fonctionnaires de la Maison Blanche estiment que le gouvernement cubain traverse l'un des moments de plus grande faiblesse depuis le triomphe de la révolution en 1959.
Le texte établit également des parallèles avec la situation vénézuélienne et souligne que la perte du soutien économique de Caracas aurait éliminé l'un des derniers piliers externes du système cubain, augmentant ainsi la pression sur le régime de La Havane.
Ces interprétations contrastent avec le récit défendu par le gouvernement cubain. Le ministre Bruno Rodríguez a accusé ce samedi le gouvernement républicain de mentir sur les causes de la crise énergétique sur l'île et a soutenu que les sanctions et restrictions imposées par Washington constituent un “blocus brutal” qui limite l'approvisionnement en combustible.
Depuis l'administration américaine, cependant, le secrétaire d'État Marco Rubio a rejeté cette explication et attribue le déclin économique du pays au système politique cubain lui-même.
Rubio a affirmé que l'économie de l'île ne pourra pas se redresser tant que son modèle de gouvernement ne changera pas.
L'échange d'accusations intervient à un moment de tensions croissantes entre les deux pays, marqué par de nouvelles mesures énergétiques adoptées par Washington et par des contacts diplomatiques que les deux parties ont confirmés ces dernières semaines.
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