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Israël a tué ce lundi le général de brigade Majid Khademi, chef de l'Organisation du renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran, lors d'une attaque aérienne sur Téhéran, confirmée par le corps d'élite iranien lui-même.
Le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, a annoncé l'élimination avant que Téhéran ne la reconnaisse officiellement, décrivant Khademi comme "l'un des trois hauts responsables de l'organisation".
La Garde Révolutionnaire a diffusé un communiqué via l'agence Tasnim dans lequel elle a indiqué que "le chef éminent et respecté de l'Organisation de Renseignement de la Garde Révolutionnaire a atteint le grand honneur du martyre".
Selon l'agence EFE, les médias iraniens ont qualifié l'attaque de "terroriste, perpétrée par l'ennemi américano-sioniste".
Khademi avait été nommé à ce poste en juin 2025, après la mort de son prédécesseur Mohammad Kazemi, assassiné avec son adjoint Hassan Mohaqeq lors d'une attaque israélienne contre son quartier général à Téhéran. Il a passé des décennies dans des rôles de renseignement et de contre-espionnage au sein de l'appareil de sécurité iranien avant de prendre la tête.
Son élimination s'ajoute à une longue liste de hauts responsables du régime iranien abattus depuis le début de la guerre ouverte entre l'Iran, Israël et les États-Unis, le 28 février 2026, avec des attaques coordonnées qui ont frappé plus de 1 000 objectifs iraniens, y compris des installations nucléaires.
Dans les premiers jours du conflit, le leader suprême Ali Khamenei, le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh, le commandant en chef des Gardiens de la Révolution, le général Mohammad Pakpur, et le chef d'état-major des forces armées, le général Abdorrahim Musaví, sont tombés.
En semaines suivantes, ont été éliminés le secrétaire du Conseil Suprême de Sécurité Nationale, Alí Lariyani; le ministre du Renseignement Esmail Khatib; le chef des Basij, Gholamreza Soleimani; et le porte-parole de la Garde Révolutionnaire, Ali Mohamad Naini.
Cette campagne de décapitation systématique du régime a pour antecedent le plus proche l' assassinat du général Qasem Soleimani, commandant de la Force Quds du Corps des Gardiens de la Révolution, éliminé le 3 janvier 2020 par un drone américain à l'aéroport de Bagdad sur ordre de l'ancien président Donald Trump.
La mort de Khademi survient à un moment de tension maximale : Trump a menacé dimanche de déchaîner "l'enfer" sur l'Iran le mardi 8 avril si le régime ne rouvre pas le détroit d'Ormuz, fermé depuis le 4 mars 2026, fixant comme délai 20 heures, heure de l'Est, ce jour-là.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a rejeté les menaces en les qualifiant d'"imprudents" et a averti que "avec des crimes de guerre, ils ne gagneront rien" et que "la seule véritable solution est de respecter les droits du peuple iranien et de mettre fin à ce jeu dangereux".
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