Le président Donald Trump est arrivé ce mercredi à l'Aéroport International de Pékin Capital, marquant le début d'une visite d'État en Chine du 13 au 15 mai, qui représente le premier voyage d'un président américain en exercice dans ce pays asiatique en près de neuf ans.
Le compte officiel de la Maison Blanche Rapid Response 47 a confirmé l'atterrissage avec un message bref mais percutant : « Le président des États-Unis a officiellement atterri à Pékin avant son sommet historique. C'est la première visite d'État d'un président en exercice en Chine depuis la dernière visite du président Trump en 2017 ».
L'arrivée a été accompagnée d'une cérémonie de bienvenue militaire sur la piste, avec des rangées d'uniformes en position de repos devant l'Air Force One, illustrant ainsi le poids protocolaire de la rencontre.
La sottosecrétaire de presse de la Maison Blanche, Anna Kelly, avait qualifié la visite de «d'un énorme signification symbolique», tandis que le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a prévu que «des questions majeures concernant les relations sino-américaines et la paix mondiale» seraient abordées.
La programmation du jeudi 14 mai comprend une cérémonie de bienvenue formelle, une réunion bilatérale avec le président Xi Jinping, une visite au Temple du Ciel et un banquet d'État dans le Grand Hall du Peuple. Le vendredi 15, un déjeuner de travail est prévu avant le retour de Trump aux États-Unis.
Les thèmes centraux du sommet sont l'extension de la trêve commerciale convenue en octobre 2025 à Busan, en Corée du Sud, qui a suspendu les tarifs de représailles et les restrictions chinoises sur les exportations de minerais critiques, ainsi que de nouveaux accords dans les secteurs aéronautique, agricole et énergétique, et la création d'un Conseil de Commerce bilatéral.
La situation en Iran et les tensions autour de Taïwan figurent également à l'agenda. En avril, Trump a annoncé un accord par lequel Pékin s'est engagé à ne pas envoyer d'armes à l'Iran en échange du maintien de l'ouverture du détroit d'Ormuz par Washington, un entendement qui a ouvert la voie diplomatique pour ce sommet.
Trump voyage accompagné d'une délégation de haut niveau qui comprend le secrétaire d'État Marco Rubio —sancionné par la Chine et en visite à Pékin pour la première fois à ce poste— et une suite de dirigeants d'entreprises américaines de premier plan, parmi lesquels Elon Musk de Tesla.
La visite a été initialement annoncée en mars 2026 pour la première semaine d'avril, mais a été reportée en raison du déclenchement du conflit avec l'Iran, qui a fermé le détroit d'Ormuz avec des mines et des drones le 4 mars, faisant grimper le prix du brut Brent de 67 à plus de 126 dollars le baril.
Les analystes du Centre d'Études Stratégiques et Internationales et du Conseil des Relations Étrangères décrivent le sommet comme une rencontre d'« accords limités mais chorégraphiés », où les deux puissances cherchent à stabiliser la relation sans résoudre les tensions structurelles sous-jacentes, dans un contexte où la guerre commerciale bilatérale avait escaladé à des tarifs de 145% de la part des États-Unis et 125% de la part de la Chine avant la trêve d'octobre 2025.
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