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Le président américain Donald Trump affronte ce jeudi à Pékin la journée centrale de sa visite d'État en Chine, avec une réunion bilatérale avec son homologue Xi Jinping comme élément principal d'un agenda qui comprend également un dîner d'État et des actes protocolaires.
Trump a atterri hier à l'Aéroport International de Pékin Capital, où il a été accueilli sur le tarmac par le vice-président chinois Han Zheng, l'ambassadeur chinois aux États-Unis Xie Feng et le vice-ministre des Affaires étrangères Ma Zhaoxu, avant de se rendre à l'hôtel Four Seasons, à proximité de l'ambassade américaine.
C'est la deuxième visite de Trump en Chine et la première d'un président américain en fonction depuis celle que Trump a réalisée en 2017, presque neuf ans auparavant.
La sommet arrive après la trêve commerciale convenue par les deux dirigeants en octobre 2025 à Busan, en Corée du Sud, qui a suspendu les tarifs douaniers de représailles — qui avaient atteint 145% de la part de Washington et 125% de la part de Pékin — et a alléger certaines restrictions chinoises sur les exportations de terres rares et de minerais critiques.
En préparation de la réunion bilatérale, les délégations dirigées par le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent et le vice-premier ministre chinois He Lifeng ont conclu hier à Séoul des négociations économiques et commerciales qualifiées de « constructives » par l'agence d'État chinoise Xinhua.
Mardi, Trump a déclaré depuis l'Air Force One qu'il demanderait à Xi d' «ouvrir» la Chine aux entreprises américaines.
La délégation qui accompagne le président comprend des hauts dirigeants tels que Elon Musk (Tesla), Tim Cook (Apple) et Jensen Huang (Nvidia, qui a rejoint à la dernière minute lors de l'escale en Alaska), ainsi que des représentants de Boeing, BlackRock, Visa, Mastercard, Meta et Goldman Sachs.
Au-delà du commerce, l'agenda couvre trois fronts géopolitiques de premier ordre : l'Iran, Taïwan et la rivalité technologique.
Le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré lors du vol vers la Chine que Washington espère convaincre Pékin de jouer un rôle plus actif face à Téhéran, considérant que le blocus du détroit d'Ormuz affecte directement les intérêts énergétiques chinois.
Environ 45% des importations chinoises de gaz et de pétrole passent par ce détroit.
En avril, Trump avait annoncé que la Chine s'était engagée à ne pas envoyer d'armes à l'Iran en échange du maintien de l'ouverture du Détroit par les États-Unis, un accord qui avait préparé le terrain diplomatique pour ce sommet.
Concernant Taïwan, Pékin a exhorté Washington à « agir avec prudence » sur la question et à « stopper » l’envoi d’armements vers l’île, quelques heures avant l’arrivée de Trump, après que le président ait annoncé qu'il discuterait avec Xi de la vente d’armes à Tâipé.
Parmi les affaires en cours figure un paquet de vente d'armement à Taïwan d'une valeur de 11 milliards de dollars, approuvé en décembre 2025 et toujours non exécuté.
Des analystes du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) et du Conseil des relations étrangères (CFR) décrivent le sommet comme une rencontre d'« accords limités mais chorégraphiés », où les deux puissances cherchent à stabiliser la relation sans résoudre les tensions structurelles sous-jacentes.
L'agenda se prolongera jusqu'à vendredi, lorsque déjeuner de travail est prévu avant le retour de Trump aux États-Unis.
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