Poutine menace la Lettonie et les pays de l'OTAN de représailles en raison d'un prétendu déploiement de drones ukrainiens

Le SVR russe a menacé la Lettonie et l'OTAN de représailles, affirmant que l'Ukraine prévoit de lancer des drones contre la Russie depuis des bases militaires lettones.



Vladímir Poutine (Image de référence)Photo © Wikimedia

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Le Service de renseignement extérieur de Russie (SVR) a publié ce mardi un communiqué officiel dans lequel il a directement menacé la Lettonie et d'autres pays membres de l'OTAN de représailles, affirmant que l'Ukraine prévoit de lancer des drones contre le territoire russe depuis des bases militaires lettones, dans ce que Moscou a qualifié d'« attaques terroristes ».

Le communiqué, via sa page Facebook, affirme que du personnel ukrainien de la Force des Systèmes Non Pilotés aurait déjà été déployé dans cinq bases militaires lettones : Adazi, Selija, Lielvarde, Daugavpils et Jekabpils.

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La menace centrale du communiqué est explicite : « L’appartenance à l’OTAN n'exempte pas les complices terroristes de la riposte méritée ».

Le SVR a également averti que « les coordonnées des centres de prise de décision sur le territoire letton sont bien connues », en faisant référence à des installations gouvernementales et militaires de ce pays balte.

La réponse de Riga a été immédiate et catégorique. La ministre des Affaires étrangères lettone, Baiba Braže, a rejeté les accusations sur le réseau social X avec deux affirmations directes : « La Lettonie NE cède PAS son espace aérien pour des attaques contre la Russie » et « La Russie ment encore une fois ».

L'Ukraine a également rejeté les accusations, affirmant que ses forces n'opèrent ni depuis le territoire ni depuis l'espace aérien letton.

Le même jour, l'ambassadeur russe auprès de l'ONU a répété ces accusations devant le Conseil de Sécurité, élevant l'épisode au niveau multilatéral et étendant sa portée propagandiste.

Le communiqué du SVR intervient dans un contexte d'escalade soutenue dans la région baltique. Ce même mardi, un chasseur de l'OTAN a abattu pour la première fois un drone — présumément ukrainien — dans l'espace aérien estonien, entre les localités de Võrtsjärv et Põltsamaa, lors d'un incident que Moscou a immédiatement utilisé pour renforcer sa narrative.

Les antécédents sont nombreux. Le 25 mars 2026, deux drones ukrainiens sont entrés accidentellement dans l'espace aérien de la Lettonie et de l'Estonie lors d'une attaque massive contre la Russie. En avril, la Russie a publié une liste de 21 entreprises européennes fabriquant des drones pour l'Ukraine, y compris des installations en Lettonie, que Dmitri Medvedev a décrites comme une « liste d'objectifs potentiels » avec la menace : « Dormez bien, partenaires européens ».

Le 18 mars, la Russie a violé l'espace aérien estonien avec un chasseur Su-30SM. Le 7 avril, des chasseurs portugais de l'OTAN ont intercepté un avion militaire russe Il-76 au-dessus de la mer Baltique, lors de la première opération de ce type du détachement portugais en Estonie.

La diffusion du communiqué du SVR en espagnol par l'intermédiaire de l'ambassade russe à Cuba vise une stratégie délibérée d'amplification en Amérique Latine, utilisant des canaux diplomatiques comme plateforme de guerre informationnelle.

Lettonie est membre de l'OTAN depuis le 29 mars 2004, ce qui signifie que toute attaque contre son territoire pourrait activer l'Article 5 du Traité de l'Atlantique Nord, qui stipule qu'une agression contre un allié est une agression contre tous. La menace russe défie ouvertement ce principe de défense collective.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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