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La loi sur la restriction et l'application de l'interférence étrangère (Foreign Interference Restriction and Enforcement Act, FIRE) est entrée en vigueur ce mercredi en Floride, imposant de nouvelles restrictions pour les entreprises et les fonctionnaires ayant des liens avec Cuba et six autres pays jugés hostiles par l'État : le Venezuela, la Chine, la Russie, l'Iran, la Corée du Nord et la Syrie.
La norme, signée par le gouverneur Ron DeSantis le 9 mai dernier au Musée et à la Bibliothèque de la Baie des Cochons, dans le quartier de la Petite Havane à Miami, renforce les conséquences pour les entreprises floridiennes qui maintiennent des relations commerciales avec ces pays en dehors de la législation fédérale américaine.
Une de ses principales dispositions permet aux gouvernements locaux de suspendre ou de révoquer les licences commerciales des entreprises établies en Floride qui font des affaires avec Cuba en violation des lois fédérales, informe l'agence Efe.
De plus, il qualifie comme un crime grave de troisième degré la présentation de déclarations fausses liées à des activités commerciales interdites ou à des liens illégaux avec l’un des pays visés par la réglementation.
La loi interdit également aux fonctionnaires, aux employés gouvernementaux, aux avocats des administrations locales et aux candidats à des fonctions publiques d'accepter des cadeaux, des avantages ou des rémunérations provenant de ces gouvernements étrangers. De plus, elle impose des sanctions pénales à ceux qui agissent en leur faveur.
Une autre des dispositions limite les accords de gestation pour autrui et les procédures d'adoption lorsque l'une des parties est citoyenne ou résidente de l'un de ces sept pays.
«Cette législation lutte contre l'influence étrangère hostile en Floride en établissant de nouvelles restrictions sur les accords et associations impliquant des pays préoccupants, tels que l'Iran et Cuba, ainsi que des sanctions en cas d'infractions», a affirmé DeSantis lors de la signature de la loi.
L'entrée en vigueur de FIRE coïncide avec un durcissement de la pression politique et économique sur le régime de Miguel Díaz-Canel, tant depuis la Floride que depuis Washington.
En juin, le comté de Miami-Dade a révoqué la licence fiscale de Vanguard Energy, une entreprise qui prévoyait d'exporter 250 000 barils de carburant à Cuba par l'intermédiaire de CUPET. Parallèlement, des municipalités comme Miami et Hialeah poursuivent des enquêtes sur des centaines d'entreprises soupçonnées d'avoir des liens avec le régime cubain. Le groupe de travail créé par Hialeah a seulement identifié plus de 200 établissements sous révision.
En ce contexte, la plateforme EnviosCuba.com a annoncé il y a deux semaines la suspension de ses opérations, devenant ainsi l'une des premières entreprises touchées par le nouveau cadre réglementaire.
La législation étatique s'ajoute aux mesures adoptées par l'administration du président Donald Trump depuis le début de 2026. Parmi celles-ci figurent de nouvelles sanctions contre des entités liées au régime cubain et des restrictions visant à compliquer l'approvisionnement en carburant de l'île, au milieu de la profonde crise énergétique que traverse le pays.
FIRE inclut également une clause intitulée « Soutien à une Cuba Libre et Indépendante », qui permet au gouverneur de suspendre temporairement certaines des restrictions si le gouvernement fédéral modifie le statut diplomatique de Cuba. Cependant, toute prolongation de cette suspension devra être approuvée par la Législature de Floride.
Lors de la cérémonie de promulgation, DeSantis a résumé l'esprit de la norme par une phrase adressée au régime cubain : « On ne peut pas faire des affaires avec des criminels ».
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