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Le chancelier panaméen Javier Martínez-Acha a annoncé que son gouvernement activera un mécanisme international pour demander que les sept citoyens panaméens détenus à Cuba purgent leur éventuelle peine dans leur pays et non sur l'île.
«Le Panama aspire à ce que le procès correspondant se déroule au Panama et que, s'il y a une sentence, la peine soit exécutée au Panama», a déclaré Martínez-Acha.
Le cas a débuté le 28 février 2026, lorsque le Ministère de l'Intérieur (MININT) de Cuba a arrêté dix citoyens panaméens à La Havane, accusés de propagande contre l'ordre constitutionnel cubain pour avoir placé des affiches et des graffitis critiques du régime.
Les accusations s'inscrivent dans l'article 124 du Code pénal cubain, qui prévoit des peines allant de huit à dix ans d'emprisonnement.
En avril 2026, trois des détenues —Evelyn Edith Castro, Cinthia del Carmen Camarena et Abigail— ont été libérées en tant que « geste d'amitié » du régime cubain après des négociations diplomatiques.
Les sept hommes restants —Víctor Manuel Pinzón Cedeño, Anthony Williams Jules Pérez, Omar Gilberto Urriola Vergara, Maykol Jesús Pérez Almendra, Adalberto Antonio Navarro Asprilla, Patrochiny Jerodany Joseph Arisarena et José Luis Aguirre Baruco— demeurent détenus à Villa Marista, le principal centre de détention et d'interrogatoire de la Sécurité de l'État cubain, connu pour accueillir des prisonniers politiques.
Pour ce jeudi, les sept Panaméens accumulent plus de quatre mois de privation de liberté sur l'île.
Le mécanisme que le Panama prévoit d'activer est un instrument du droit international qui permet aux citoyens étrangers condamnés dans un autre pays d'exécuter leur peine dans leur pays d'origine, mais nécessite l'accord des deux États.
Martínez-Acha a reconnu que « l'affaire des sept Panaméens suit le processus pénal cubain », ce qui indique que le régime n'a pas donné de signes de céder le contrôle du processus judiciaire.
Depuis le début de l'affaire, le Panama a déployé une intense gestion diplomatique : le ministre des Affaires étrangères s'est rendu à Cuba pour négocier directement avec les autorités, et l'ambassadeur panaméen Edwin Pitty a réussi à rencontrer les détenus à Villa Marista, exigeant la présomption d'innocence, un accès consulaire permanent et le respect du due process.
Des proches des détenus et une vidéo diffusée contredisent la version officielle cubaine : selon ces témoignages, les Panaméens se sont rendus à Cuba dans un but humanitaire, distribuant des aliments aux personnes dans le besoin, et non avec des intentions subversives.
La tension bilatérale s'est également intensifiée lorsque le président panaméen José Raúl Mulino a refusé une demande du régime cubain d'extrader Boris Mauricio Betancourt Hernández, un citoyen cubain détenu au Panama pour trafic de stupéfiants depuis 2024.
En parallèle, des manifestations à Ciudad de Panamá ont rassemblé des citoyens panaméens, cubains et costariciens devant l'ambassade de Cuba, tandis que le régime a qualifié ces manifestations d'« actes provocateurs ».
La demande formelle de transfert de peine dépendra en dernière instance de l'acceptation par La Havane du mécanisme, un point que le régime cubain n'a pas encore confirmé.
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