Díaz-Canel accuse les États-Unis d'appliquer un « plan de conception génocidaire » après une nouvelle série de sanctions

Díaz-Canel a qualifié les nouvelles sanctions des États-Unis de plan génocidaire. Washington a désigné le MINTUR et neuf autres entités étatiques cubaines ce lundi.

Miguel Díaz-CanelPhoto © Facebook/Miguel Díaz-Canel Bermúdez

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Le dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel a réagi ce lundi à la nouvelle vague de sanctions annoncées par les États-Unis contre des entités étatiques de l'île et a accusé l'administration du président Donald Trump d'intensifier une stratégie pour asphyxier l'économie cubaine.

À travers un message publié sur son compte X, Díaz-Canel a qualifié les mesures d'agression délibérée contre la population.

«Une autre semaine, une nouvelle liste de 'sanctions' contre Cuba. C'est la guerre des États-Unis et leur désir d'étouffer notre économie. Ils renforcent l'agression à la recherche d'un plus grand dommage pour le peuple. Nous sommes face à un plan de nature génocidaire dénoncé à l'ONU il y a moins d'une semaine», a écrit le dirigeant.

Sa réaction est survenue quelques heures après que le Département du Trésor, par l'intermédiaire de l'Office de Contrôle des Actifs Étrangers (OFAC), a ajouté dix nouvelles entités cubaines à la Liste des Nationaux Spécialement Désignés (SDN).

Parmi les organisations sanctionnées figure pour la première fois un ministère entier : le Ministère du Tourisme de Cuba (MINTUR). La mesure a également touché GEMAR, GECOMEX, COREYDAN S.A., ENETEC S.A., ANTEX S.A., OSDE Caudal S.A., les Milices de Troupes Territoriales (MTT), l'Association des Combattants de la Révolution Cubaine (ACRC) et les Brigades de Réponse Rapide.

Les nouvelles désignations ont été adoptées en vertu de l'Ordre Exécutif 14404, signé par Trump le 1er mai 2026, qui a élargi les sanctions contre des entités liées au gouvernement cubain et prévoit des mesures pour ceux qui maintiennent certaines opérations avec elles.

La référence à l'ONU

Dans son message, Díaz-Canel a évoqué la session extraordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU qui s'est tenue le 7 juillet dernier, convoquée par Cuba pour dénoncer le durcissement des sanctions américaines.

Lors de ce débat, le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a qualifié les mesures de Washington d'« acte de génocide » et de « punition collective » contre le peuple cubain.

La convocation a été approuvée par l'Assemblée générale avec 136 voix en faveur, neuf contre — parmi lesquelles les États-Unis, l'Argentine et Israël — et 40 abstentions.

En représentation de Washington, Jeffrey Bartos a rejeté les accusations du gouvernement cubain et a affirmé qu'« il n'existe aucun blocus américain ; le seul embargo est la guillotine que le régime fait peser sur son peuple », en plus de dénoncer la situation des prisonniers politiques sur l'île.

La pression de Washington continue

Les sanctions annoncées ce lundi font partie de la stratégie de pression impulsée par l'administration Trump depuis le début de 2026.

Au cours des derniers mois, les États-Unis ont sanctionné GAESA, le MININT, le MINFAR, CUPET, les Comités de Défense de la Révolution (CDR) ainsi que Miguel Díaz-Canel lui-même, ainsi que d'autres entités considérées par Washington comme des sources de financement ou des instruments de répression du régime.

Les nouvelles mesures interviennent dans un contexte de profonde crise économique à Cuba, marqué par des coupures de courant prolongées, une pénurie de combustible, une chute du tourisme et une contraction soutenue de l'activité économique, tandis que La Havane attribue le déclin principalement au durcissement des sanctions américaines et que Washington accuse le modèle économique et politique du régime.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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