
Le président Donald Trump a annoncé ce mercredi ce qu'il a qualifié comme « la campagne économique la plus écrasante jamais menée contre un pays », dirigée contre la République islamique d'Iran, qu'il a décrite comme une nation qui « tient par un fil ».
Le président a publié l'annonce sur son compte Truth Social et l'a qualifiée de « D-Day Économique », en référence au débarquement allié de la Seconde Guerre mondiale.
«Cela sera une guerre économique et un isolement à une échelle sans précédent», a écrit Trump, qui a ajouté que la marine iranienne «a disparu», son aviation «est détruite», ses usines militaires «ne sont que des décombres» et sa monnaie «ne vaut rien».
L'annonce intervient après l'échec d'une période de 60 jours de négociations entre Washington et Téhéran qui s'est conclue sans accord la semaine dernière.
Le mardi, Trump avait déjà confirmé que il n'existe aucune conversation en cours ou prévue avec l'Iran, laissant le conflit sans issue diplomatique visible.
Trump a averti que tout pays dont les banques, entreprises, aéroports ou entités gouvernementales offriraient un «bouée de sauvetage» à l'Iran fera face à de «tremendues conséquences économiques».
Il a énuméré avec précision les mécanismes qui doivent cesser immédiatement : « Contrebande de pétrole, lignes d'échange de devises, transferts d'argent, bureaux de change, enregistrements de navires et entreprises-écran. Tout doit s'arrêter maintenant. Ils savent qui ils sont ».
La mesure formalise et publicise l'appelée Opération Fureur Économique, que l'administration Trump exécute depuis avril 2026 en parallèle à la pression militaire.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, avait annoncé lundi que des mesures « comme on n'en a jamais vues » seraient appliquées contre Téhéran, décrivant le plan comme un « coup en deux temps » : isolement économique associé à un blocus naval du détroit d'Ormuz.
Ce blocus, que Trump a confirmé comme « restant en plein vigueur et effet », affecte une route qui, avant le conflit, acheminait environ 20 % du pétrole mondial.
Le Sénat des États-Unis a approuvé le 7 août de nouvelles sanctions contre le secteur énergétique et armement iranien, en vigueur jusqu'en 2031.
Le contexte est de maximale tension. Ce mercredi, le quotidien britannique Financial Times a révélé, en citant deux sources du gouvernement iranien, que Téhéran envisage d'attaquer des bases militaires américaines en Bulgarie et à Chypre si Trump intensifie l'offensive.
Le général Ali Abdollahi, chef d'état-major des Forces armées iraniennes, a également lancé un avertissement direct aux pays du Golfe : « Toute aide ou facilitation accordée à l'armée agressive des États-Unis sera considérée comme une participation avec les forces militaires américaines ».
Les Émirats Arabes Unis ont suspendu ce mercredi toutes leurs relations commerciales, échanges commerciaux et transactions financières avec l'Iran, après avoir accusé Téhéran d'avoir lancé deux missiles balistiques contre son territoire.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Bagaei, a qualifié ces accusations de « sans fondement ».
Le conflit trouve son origine dans l'Opération Fureur Épique, les attaques coordonnées que les États-Unis et Israël ont lancées contre l'Iran le 28 février 2026.
Après un cessez-le-feu et un mémorandum d'entente signé en Suisse en juin, l'Iran a déclaré suspendus ses engagements le 18 juillet, ce qui a conduit Trump à reprendre l'offensive aérienne à la fin du mois.
Trump a conclu son annonce par un avertissement catégorique : « Ces fanatiques sont acculés, et ces mesures historiques les paralyseront ainsi que leur capacité à projeter la terreur à travers le monde. L'Iran n'aura jamais d'arme nucléaire. »
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