Voici les 12 recommandations pour faire face à la dictature cubaine, selon l'Institut de Politique America First

Donald Trump (Image de référence)Photo © X/La Maison Blanche

Le Institut de Politique America First (AFPI) a publié ce mercredi le rapport « La dictature à côté : Cuba et la lutte pour l'hémisphère occidental », avec 12 recommandations concrètes pour que l'administration Trump affronte le régime de Miguel Díaz-Canel.

Le document, rédigé par Melissa Ford Maldonado, directrice de l'Initiative pour l'Hémisphère Occidental de l'institut, décrit Cuba comme « plus fragile aujourd'hui que jamais depuis l'effondrement soviétique », avec une économie en déclin, une population réduite de presque un quart en quatre ans et sans le pétrole vénézuélien qui a soutenu le régime pendant des années.

Après la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines le 3 janvier 2026, Cuba a perdu sa principale source de pétrole.

Le Mexique, qui avait commencé à combler une partie de ce déficit, a réduit ses envois face à la menace de tarifs douaniers de Trump envers les pays qui fournissent du pétrole à l'île, aggravant les coupures de courant qui, dans certaines zones, dépassent 20 heures par jour.

Les 12 recommandations

1. Présence militaire permanente dans les Caraïbes. Le rapport propose d'affecter des forces dédiées au Commandement Sud (SOUTHCOM), « non prélevées d'autres commandements », pour institutionnaliser une présence structurelle. En mai 2026, les États-Unis ont déployé plus de 1 300 marines dans les Caraïbes avec le porte-avions USS Nimitz lors de l'Opération Southern Spear.

2. Élargir les désignations de terrorisme. Réviser si le Parti Communiste de Cuba (PCC) et le conglomérat militaire GAESA répondent aux critères pour être désignés en tant qu'Organisation Terrroriste Étrangère. Le Commandement Sud a déjà désigné GAESA comme une menace pour les intérêts américains.

3. Expulser les adversaires des États-Unis de Cuba. Fermer les installations d'espionnage chino sur l'île et mettre fin à la coopération militaire russe, éliminant ainsi la plateforme depuis laquelle des puissances hostiles projettent leur influence à 90 miles de la Floride.

4. Empêcher Cuba de soutenir des autocrates à l'étranger. Conditionner tout allègement des sanctions à l'arrêt préalable de tous les déploiements de sécurité cubains à l'étranger.

5. Renforcer le contre-espionnage aux États-Unis. L'espionnage cubain sur le territoire américain « nécessite une attention totale », selon le rapport, en accord avec ce qui a été documenté par le Département d'État en juillet 2026 concernant six décennies d'espionnage cubain.

6. Démanteler le contrôle du Parti sur l'économie. Dissoudre GAESA et restituer ses actifs au peuple cubain. Le conglomérat contrôle des secteurs clés tels que le tourisme, les envois de fonds, les ports et le commerce extérieur. En juillet, les États-Unis ont élargi les sanctions contre GAESA par le biais d'un décret exécutif.

7. Augmenter la pression économique. Étendre les sanctions existantes et frapper les banques étrangères qui soutiennent le régime, en fermant les voies financières qui lui permettent de survivre malgré l'effondrement interne.

8. Exiger des élections libres. Pas de normalisation des relations sans élections surveillées par des observateurs internationaux, reconnaissance de l'opposition légale et libération des prisonniers politiques.

9. Reddition de comptes pour les abus passés. Cuba doit renvoyer les fugitifs américains qu'elle abrite, libérer tous les prisonniers politiques et ouvrir ses archives historiques.

10. Rompre le monopole informationnel. Développer un effort numérique plus agile pour atteindre les Cubains via des canaux que le régime ne peut pas bloquer, remplaçant ainsi les modèles traditionnels de diffusion.

11. Intégrer Cuba dans le cadre de sécurité hémisphérique. Le régime doit cesser d'être partie du problème avant de pouvoir bénéficier des avantages de la participation au système de sécurité régional.

12. Pas de normalisation sans conditions démocratiques. Le rapport réaffirme que tout accord doit être conditionné à des élections surveillées, à une opposition légale reconnue et à la libération des prisonniers, soulignant que les garanties démocratiques sont le pilier inébranlable de toute négociation.

Le contexte stratégique

Le rapport s'inscrit dans ce qu'on appelle la « Doctrine Donroe », sous laquelle Washington a déclaré qu'il ne tolérera pas que des puissances hostiles établissent des bases militaires, de renseignement ou économiques dans les Amériques.

Ford Maldonado a résumé le diagnostic avec précision : « La Révolution cubaine n'a jamais été confinée à l'île. C'est plutôt un projet international. Elle a toujours visé à affaiblir les États-Unis, à renforcer ses adversaires et à exporter la révolution à travers le monde ».

Le document arrive des semaines après que le département d'État a publié son propre rapport sur Cuba présenté par Marco Rubio, qui conclut que l'île demeure une menace massive pour la sécurité nationale. Les deux documents vont dans le même sens : la pression maximale sur le régime non seulement continuera, mais s'intensifiera.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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