
Les achats d'aliments et de produits agricoles que Cuba a réalisés aux États-Unis entre janvier et juillet 2026 se sont élevés à 254,18 millions de dollars, contre 285,71 millions au cours de la même période de l'année précédente.
Cette chiffre représente une baisse annuelle de 11% selon des données publiées ce mercredi par le Conseil du Commerce et de l'Économie États-Unis-Cuba (USCTEC, pour son acronyme en anglais).
Seulement en juillet, la baisse a été encore plus marquée : les exportations agricoles et alimentaires américaines vers l'île ont atteint 35,41 millions de dollars, soit 16,4 % de moins que les 42,35 millions enregistrés en juillet 2025, bien que supérieures aux 31,46 millions de juillet 2024.
Malgré la contraction dans le secteur alimentaire, le commerce total entre les deux pays en 2026 présente un panorama plus complexe et, dans certains domaines, surprenant.
Les exportations de combustibles et d'huiles des États-Unis vers Cuba ont atteint 156,88 millions de dollars entre janvier et juillet 2026, un saut sans précédent par rapport aux seulement 311 558 dollars de l'année 2025 et aux 938 894 dollars de l'année 2024, stimulées par des autorisations de l'administration Trump-Vance au secteur privé cubain pour importer du carburant.
Au cours de cette même période, les exportations de véhicules, de motos, de vélos et de pièces de rechange ont totalisé 91,02 millions de dollars, consolidant une tendance qui, depuis 2022, a accumulé plus de 766 millions de dollars en ventes au secteur privé cubain sous différentes administrations américaines.
Parmi les produits phares de juillet figurent des cellules solaires, des modules et des panneaux photovoltaïques, totalisant 4,69 millions de dollars, ainsi que des lave-linge à pièces pour 117 905 dollars et des combos réfrigérateur-congélateur pour 85 190 dollars, tous destinés au secteur privé émergent de l'île.
Cuba occupe la 50ème place parmi les 220 marchés d'exportation agricole des États-Unis en juillet 2026, et la 51ème place au cumul annuel, une position qui reflète à la fois l'ampleur de sa dépendance alimentaire et les limitations structurelles de son économie.
Y il est vrai que l'île importe entre 70 % et 80 % des aliments qu'elle consomme, avec une facture externe annuelle estimée à environ 2,4 milliards de dollars, conséquence directe de décennies de politiques agricoles échouées sous la dictature.
La baisse des achats alimentaires contraste avec le record historique enregistré par le commerce total entre les deux pays au premier semestre de 2026 : 525,1 millions de dollars d'exportations des États-Unis vers Cuba, le niveau le plus élevé pour cette période depuis 1992, avec juin comme mois record, dépassant les 117,5 millions.
En juillet, aucune exportation de produits sanitaires n'a été enregistrée sous la Loi sur la Démocratie Cubaine, tandis que les dons humanitaires ont atteint 26,47 millions de dollars, un montant qui souligne l'ampleur de la crise à laquelle fait face la population cubaine.
La réduction des achats de nourriture aux États-Unis se produit dans un contexte où le régime cubain fait face à une pénurie alimentaire chronique, sans capacité de production interne suffisante ni devises pour soutenir le niveau d'importations dont l'île a besoin pour nourrir sa population.
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