
Le secrétaire d'État Marco Rubio se rendra à New York du 20 au 23 septembre pour participer à la Semaine de Haut Niveau de la 81e Assemblée Générale de l'ONU aux côtés du président Donald Trump, comme l'a annoncé ce vendredi le Département d'État.
Le président a l'intention de s'adresser à l'Assemblée le 23 septembre en tant que deuxième orateur de la matinée, après que le Brésil ait ouvert la session.
Selon la note officielle, la délégation américaine se rendra à New York avec un agenda centré sur « la paix, la prospérité et la primauté des nations », dans le but de pousser l'organisme multilatéral à revenir à son mandat central de maintien de la paix et de la sécurité internationales dans le respect de la souveraineté de chaque État.
Le Département d'État a indiqué que Washington profitera de la semaine pour travailler avec d'autres pays membres « à l'obtention de résultats concrets pour le peuple américain, en élargissant les réformes historiques de l'ONU réalisées au cours de l'année dernière ».
En plus des actes pléniers, Rubio tiendra des réunions bilatérales avec les ministres des affaires étrangères de différents pays pour aborder des priorités partagées en matière de sécurité et d'économie. Parmi les rencontres déjà annoncées figure celle avec le ministre des affaires étrangères russe Serguéi Lavrov, qui avait confirmé le contact quelques jours auparavant, avec l'Ukraine et les relations bilatérales entre les deux puissances comme sujets centraux.
Le voyage se déroule à un moment de pression maximale de Washington sur La Havane. Un jour avant l'annonce, Rubio avait déclaré de nouvelles sanctions contre huit entités et trois individus liés à l'appareil militaire cubain et au secteur du nickel.
Cette mesure s'est ajoutée à celles approuvées au début de septembre, lorsque l'administration Trump a élargi les restrictions contre cinq entités étatiques cubaines et un petit-fils de Raúl Castro, y compris la Banque Extérieure de Cuba.
La stratégie de l'administration Trump a été décrite par Rubio lui-même comme la fermeture de « chaque échappatoire » au régime cubain, une politique qui s'est intensifiée dans les mois précédant le rendez-vous à New York.
En juillet dernier, un câble diplomatique divulgué a révélé que Rubio avait instruit les ambassades américaines de faire pression sur des gouvernements étrangers avant un débat sur Cuba à l'ONU, classant les pays selon leur position attendue. Ce débat s'est conclu par 136 votes en faveur de la résolution concernant l'embargo.
Le débat général de l'AGNU 81 se déroulera du 22 au 26 septembre et le 28 septembre, avec la guerre en Ukraine, la situation à Gaza, le commerce international et la migration comme principaux axes de l'agenda mondial.
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