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Le régime cubain a bloqué les comptes en devises de toutes les entreprises étrangères et les missions diplomatiques sur l'île.
Selon EFE, le gouvernement de Díaz-Canel aurait informé les entreprises étrangères qu'elles ne pourront pas extraire ni transférer à l'étranger les devises qu'elles ont actuellement déposées dans les banques du pays, ce qui constitue un corralito silencieux pour les investisseurs étrangers.
En même temps, le régime propose à ces entreprises la possibilité d'ouvrir un type de comptes "réels" alimentés en devises depuis l'étranger, en échange de quoi ils pourraient être utilisés pour des transferts à l'étranger et des retraits en espèces.
Cependant, certaines entreprises ont signalé que dans ces comptes "réels", des problèmes se posent pour retirer des devises en espèces et rapatrier de l'argent.
Lors d'une réunion mercredi dernier avec le ministère des Affaires étrangères cubain, le corps diplomatique a également appris qu'un mécanisme similaire serait mis en place.
Lors de la réunion, ils ont appris qu'une date future serait annoncée à partir de laquelle les devises reçues pourraient être retirées, mais ils ne garantissent pas la disponibilité des fonds antérieurs.
En avril, EFE avait déjà informé que cette mesure, qui est maintenant généralisée, était appliquée à plusieurs entreprises.
En juillet, le gouvernement des États-Unis a émis un avertissement public aux investisseurs internationaux concernant les risques de faire des affaires à Cuba, qualifiant le système économique de l'île de « cadre manipulé pour favoriser le régime et ses proches ».
« Cuba n'est pas ouverte aux affaires — elle est conçue pour les amis du régime », a écrit le Bureau des affaires de l'hémisphère occidental du Département d'État.
Selon le communiqué, le gouvernement cubain oblige les entreprises étrangères à créer des coentreprises où l'État s'approprie au moins 60 % des bénéfices, tandis que le reste est "retenu" et n'est que rarement remis aux partenaires étrangers.
De plus, ils ont souligné que le régime a un historique de défauts de paiement et de manipulation des conditions contractuelles en sa faveur.
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