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Une enquête exclusive de The Economist publiée ce mardi indique que les personnalités politiques les plus populaires au Venezuela, après l'arrestation de Nicolás Maduro, sont Donald Trump, Marco Rubio et María Corina Machado.
L'enquête, réalisée par la société américaine Premise, révèle un changement radical dans la perception des Vénézuéliens envers le leadership international et l'opposition.
Selon l'étude, diffusée sur les réseaux sociaux par le journaliste Orlando Avendaño, Trump est en tête de la liste de popularité avec une large avance, suivi par le secrétaire d'État Marco Rubio et la dirigeante de l'opposition María Corina Machado.
En quatrième lieu, on trouve Edmundo González Urrutia, qui était le candidat unitaire de l'opposition lors des élections présidentielles de 2024.
La enquête reflète l'impact politique de l'opération militaire américaine du 3 janvier, qui a abouti à la capture de Nicolás Maduro et Cilia Flores à Caracas.
Bien que le début de l'intervention ait généré de la peur parmi la population, les données de The Economist indiquent que la majorité des Vénézuéliens ressent un soulagement et de l'espoir après la chute du régime chaviste.
“Vus depuis Caracas, les premières minutes du 3 janvier furent terrifiantes : bombes, hélicoptères et confusion. Mais la peur s'est rapidement transformée en bonheur”, souligne le reportage de The Economist.
La publication affirme que les Vénézuéliens, même à l'intérieur du pays, "sont assez satisfaits du tournant dramatique des événements".
En ce qui concerne l'évaluation interne, l'enquête souligne que Rubio et Machado sont les politiques avec une faveur plus solide et soutenue, notamment en raison de leur rôle actif dans la transition et dans l'articulation de l'opposition démocratique.
Rubio, depuis Washington, a été l'un des architectes de la nouvelle politique américaine envers le Venezuela, tandis que Machado reste une figure clé dans le processus de réorganisation civile après l'effondrement du régime chaviste.
Les analystes interprètent le résultat comme un signe d'un changement de paradigme politique au Venezuela, où la confiance citoyenne semble s'être déplacée vers des figures liées à la reconstruction institutionnelle et à la coopération avec les États-Unis.
L'enquête souligne également la perte totale de légitimité de l'appareil chaviste et la consolidation d'une narrative de transition démocratique.
«Pour la première fois en plus de deux décennies, la majorité des Vénézuéliens expriment une vision positive envers des leaders étrangers qui ont joué un rôle direct dans la chute du chavisme», conclut le rapport.
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