Un voyage à Cuba pour une urgence familiale s'est terminé en cauchemar. Deux cubains ont été attaqués à main armée dans le village de Santo Domingo, Villa Clara, et ont été dépouillés de leur passeport cubain et de la green card, documents indispensables pour pouvoir rentrer aux États-Unis.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 14 janvier 2026, vers 22h00, lorsque les victimes, le père et l'oncle d'une jeune fille qui a témoigné, arrivaient chez un membre de la famille. Selon son récit, deux hommes les suivaient dans un autre véhicule. En sortant de la voiture, ils ont été menacés avec une arme, un coup de feu a été tiré en l'air et, en quelques secondes, on leur a arraché un bracelet en or et on a emporté la voiture de location avec tous les documents à l'intérieur.
La famille avait voyagé vers l'île pour une raison désespérée, car ils avaient un parent qui se trouvait "entre la vie et la mort". Pour pouvoir circuler entre Santa Clara et Saint-Domingue, apporter de la nourriture, des médicaments et résoudre ce que le système ne garantit pas, ils avaient loué une voiture. C'est précisément dans ce contexte d'urgence et de vulnérabilité que l'agression a eu lieu.
Face à la gravité de la situation, le journaliste Mario J. Pentón a consulté l'avocat en immigration Mayron Gallardo, qui a expliqué ce qu'un résident permanent doit faire s'il perd ou se fait voler sa green card en étant à Cuba.
Gallardo a indiqué que la première étape consiste à contacter l'Ambassade des États-Unis dans le pays où se trouve la personne. Dans ces cas, a-t-il précisé, il faut demander un document connu sous le nom de boarding foil, un cachet I-551 qui est apposé sur le passeport et sert de permis temporaire pour pouvoir embarquer sur un vol et réintégrer les États-Unis en tant que résident permanent.
Pour l'obtenir, a-t-il expliqué, il est nécessaire de postuler en ligne au formulaire I-131A, de payer les frais correspondants, qu'il a mentionnés d'environ 575 dollars, bien que cela puisse varier, puis de se présenter à un rendez-vous à l'ambassade, où le cachet est apposé. Un détail clé est de disposer d'une copie ou d'une photo de la green card volée ou perdue, car cela facilite le processus.
Le problème s'aggrave quand, comme dans ce cas, le passeport cubain disparaît aussi. L'avocat a été clair : avant toute autre démarche, la personne doit refaire le passeport cubain, car sans ce document, il n'y a pas d'endroit pour apposer le tampon qui permettrait le retour.
Gallardo a également averti d'un autre risque important. Si le résident permanent prévoit de rester hors des États-Unis pendant plus de six mois, il doit prendre des précautions pour ne pas compromettre son statut migratoire, un aspect qui est souvent négligé lorsque le séjour à Cuba se prolonge pour des raisons familiales ou de force majeure.
Tant l'avocat que le journaliste ont insisté sur une recommandation qui devient de plus en plus courante : éviter de se promener avec la green card et le passeport sur soi à Cuba, sauf si c'est strictement nécessaire.
Pentón a rappelé que ce n'est pas la première fois qu'il documente des cas où, après le vol de la résidence, même des tentatives d'extorsion des victimes ont eu lieu.
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