Sheinbaum évite d'annoncer la reprise du pétrole à Cuba : "Nous sommes en train de réexaminer."



Claudia Sheinbaum Pardo, présidente du Mexique, et bateau pétrolier.Foto © Collage/Youtube/Gobierno México et CiberCuba.

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a évité ce mardi de confirmer si son gouvernement reprendra les envois de pétrole vers Cuba, bien que la menace de sanctions commerciales annoncée par le président Donald Trump soit désormais caduque suite à une décision de la Cour suprême des États-Unis.

Lors de sa conférence matinale, la dirigeante a été directement interrogée sur l'impact de la décision de la Cour sur les tarifs que Washington avait annoncés contre les pays fournissant du pétrole à l'île. Sa réponse a marqué un nouveau contexte : “Cette éventuelle sanction n'existe plus aujourd'hui, donc nous sommes en train de revoir, nous vous informerons bientôt.”

Cependant, lorsqu'on lui a demandé explicitement si le Mexique reprendra les exportations de pétrole, Sheinbaum s'est contentée de répondre : « Nous allons vous informer bientôt, ils ne le savent pas encore ».

À la fin janvier, Petróleos Mexicanos (Pemex) a annulé une cargaison de pétrole prévue pour arriver à Cuba, dans le contexte d'un durcissement du discours de Washington. Quelques jours plus tôt, Trump avait averti qu'il n'y aurait "plus de pétrole ni d'argent pour Cuba", et son administration avait activé un mécanisme permettant d'imposer des droits de douane supplémentaires à tout pays maintenant un commerce énergétique avec l'Île.

Cet outil a été invalidé après que la Cour Suprême a déterminé que la Loi sur les Pouvoirs Économiques en Situations d'Urgence Internationales ne donne pas au président le pouvoir d'imposer des tarifs douaniers. Par la suite, Trump a signé un décret exécutif abrogeant les surtaxes liées à cette réglementation.

Néanmoins, la Maison Blanche maintient en vigueur l'"état d'urgence national" concernant Cuba et d'autres structures de pression légale, ce qui préserve le sujet dans un équilibre diplomatique délicat.

Le frein précédant les envois mexicains a été interprété comme un signe de prudence face à la possibilité de représailles commerciales de la part des États-Unis, principal partenaire du Mexique. Maintenant, sans la menace tarifaire immédiate, la marge de manœuvre évolue, mais Sheinbaum choisit de ne pas anticiper les mouvements.

Sur le tableau géopolitique Mexique–États-Unis–Cuba, le message est clair : la sanction a disparu, mais la décision concernant le pétrole reste un atout stratégique que Mexico n'est pas encore prête à jouer publiquement.

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