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Le régime iranien a confirmé ce mardi la mort de Gholamreza Soleimani, commandant de la milice paramilitaire Basij, une force étroitement liée à la Garde révolutionnaire et reconnue pour son rôle dans la répression des manifestations citoyennes.
Selon des médias officiels iraniens, Soleimani est décédé au cours des récents bombardements dans le pays, bien qu'aucun détail supplémentaire sur les circonstances exactes de l'attaque n'ait été fourni.
Des heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé la mort du haut commandement, affirmant qu'il avait été abattu dans "une attaque précise" de la force aérienne à Téhéran, a rapporté pour sa part l'agence EFE.
Soleimani dirigeait depuis six ans la milice Basij, un corps paramilitaire utilisé par le régime iranien pour contrôler les manifestations, réprimer la dissidence interne et renforcer la sécurité du système politique.
La Basij a été largement dénoncée par des organisations de droits de l'homme pour sa participation à la répression des manifestations, aux détentions arbitraires et à l'usage de la force contre des civils.
La confirmation de sa mort survient au milieu de l'escalade du conflit dans la région, avec des échanges d'attaques qui ont exacerbé les tensions entre l'Iran et Israël et suscité des préoccupations internationales.
Dans le contexte de l'Opération Fureur Épique, Israël avait déjà annoncé ce matin la mort lors d'une frappe aérienne à Téhéran de deux figures clés de l'appareil de sécurité du régime iranien : Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, et Gholamreza Soleimani.
Selon un communiqué de l'armée israélienne, l'opération a été exécutée grâce à des informations précises provenant des services de renseignement militaire et visait à affaiblir la structure de contrôle interne du régime.
Jusqu'à présent, les autorités iraniennes n'ont pas communiqué sur d'éventuels successeurs à la tête de la milice ni détaillé l'impact opérationnel de la mort de Soleimani.
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